NO-crocos sans frontières

Forum d'information et d'échanges entre les supporters du Nîmes Olympique, quelque soit son lieu de résidence, afin de partager la passion pour ce club de football.


    LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Mer 1 Aoû - 13:41

    Nîmes - Bernard Blaquart : "Un grand saut vers l'inconnu"


    Le technicien gardois a montré qu’il n’avait pas peur du vide en stage au Chambon. PHOTO T. A.
    NÎMES OLYMPIQUE

    Prolongé jusqu’en 2023, l’entraîneur Nîmois Bernard Blaquart va découvrir la Ligue 1, tout comme son jeune groupe. Premier match le 11 août prochain à Angers pour "un grand saut dans l'inconnu".


    Deux mois après son accession à l’élite, Nîmes Olympique est sur le point de changer de dimension. Les exigences économiques, administratives, sportives et médiatiques sont décuplées et le club nîmois doit rapidement s’adapter. À dix jours de la reprise, Bernard Blaquart fait le point sur ce « grand saut versl’inconnu ».

    Quelles sont vos impressions après la victoire samedi en match amical face à Toulouse (4-3) ?
    L’équipe monte en régime. Il y a eu davantage d’intensité, dans le jeu, dans le défi physique. J’ai apprécié l’animation offensive, notamment en deuxième période avec des occasions à la clé. Défensivement, il y a eu des bonnes et des moins bonnes choses.

    Dans quelle phase de la préparation, l’équipe se situe-t-elle ?
    Nous allons ralentir la cadence après une grosse charge de travail mais aussi à cause de la chaleur. Nous rentrons dans une phase “d’affûtage”. Le volume est fait, les séances seront plutôt axées sur l’explosivité avec également des notions tactiques. Nous souhaitons plus tendre vers la qualité que la quantité. L’objectif étant d’être prêts dès la première journée.

    Votre degré d’exigence est plus conséquent cette saison ?
    C’est la Ligue 1 qui demande cette exigence. Il faut être plus performant sur le plan technique, athlétique et tactique. Il faut donc que la concentration soit au maximale. Nous sommes toujours derrière et avec eux pour progresser. Avec le staff, notre quotidien est de travailler sur les détails.

    Match amical ce mercredi contre l'UNFP
    Quatre jours après leur succès contre Toulouse (4-3), les Nîmois poursuivent leur série de matchs amicaux par une opposition ce mercredi 1er août (17 h à Vergèze) contre une sélection UNFP (joueurs libres). Ils croiseront la route d’anciens Crocos comme Ladislas Douniama (2004/2006), Eloge Enza-Yamissi (2003/2005) ou plus récemment Jonathan Ayité (2009/2011), Cyril Merville (2011/2014), Karim Aït-Fana (2016/2017) et Fabien Garcia (2016/2018). Un dernier match amical est prévu ce samedi contre Guingamp à Ploufragan (18 heures) avec un départ en avion le matin et un retour le soir même. Bernard Blaquart dispose toujours de cinq gardiens de but même si Yan Marillat et Martin Sourzac s’entraînent à l’écart. Courtisé par Nancy, le premier espère que sa situation va se décanter rapidement. Au niveau des absents, Rachid Alioui poursuit son travail de réathlétisation avec et sans ballon. Touché au fessier droit, Fethi Harek est toujours à l’arrêt et ne devrait être rétabli pour le premier match de la saison à Angers. Un doute demeure sur la présence de Savanier (cuisse).

    Justement, quelles sont les différences notables entre la Ligue 1 et la Ligue 2 ?
    À ce niveau, ce sont précisément ces détails qui font la différence. Tout est plus rapide. Le jeu est accéléré, le défi physique accentué. Il est plus difficile de récupérer le ballon. Nous allons aussi rencontrer des joueurs hors normes. C’est un gros cap à passer à tous les niveaux, sur le plan administratif, économique, médiatique et sportif.

    Avec la Coupe du Monde, nous avons vu la fin du football de possession pour davantage de jeu en contre-attaque. C’est un schéma que vous appréciez tout particulièrement ?
    Toutes les équipes ne sont pas le FC Barcelone ou l’Espagne d’il y a quelques années. Il faut avoir une mentalité particulière mais surtout des joueurs capables de faire des différences. Le grand Barça serait-il le même sans Messi ? Le système de l’équipe de France nous ressemble plus. Notre jeu est porté vers l’avant avec l’ambition d’être dynamique dès la récupération. Cette philosophie correspond à la mentalité nîmoise et à la qualité de nos joueurs.

    Vous allez donc conserver ce schéma très offensif en 4-4-2 ?
    Dans le 4-4-2, tout dépend des consignes. Les joueurs de côté ont une grande importance. Selon les profils, nous pouvons décider d’être très offensif ou alors de mettre plus de densité au milieu de terrain. À ces postes, nous avons des joueurs capables de bien attaquer et de bien défendre.

    Je souhaiterais un joueur offensif supplémentaire, axial ou de côté

    Êtes-vous satisfait du recrutement effectué jusqu’à présent ?
    Nous aimerions toujours plus. Je souhaiterais un joueur offensif supplémentaire, axial ou de côté. Nous avons compensé les départs si on considère que Guillaume, Bouanga, Diallo et Miguel ont remplacé Del Castillo, Boscagli, Alioui et Valdivia pour la reprise du championnat. Nous avons procédé par retouches.

    À une dizaine de jours du début de la saison, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
    (Il regarde sa montre) C’est dans dix jours, sept heures et trente secondes précisément. Nous sommes impatients d’y être. La préparation est longue mais je ne ressens aucune lassitude. Nous avons hâte de nous jauger. Il y a une part d’appréhension mais pas de peur. Nous ne connaissons pas ce niveau. C’est un grand saut dans l’inconnu. Tout un club va découvrir la Ligue 1.


    Source : Midi Libre
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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Jeu 2 Aoû - 13:32

    NÎMES OLYMPIQUE - Rachid Alioui : « Il faut positiver et garder le moral »

    L'attaquant nîmois poursuit la préparation de son côté et il espère rejouer rapidement.

    Norman Jardin- Objectif Gard

    L’attaquant des Crocos a hâte de retrouver la compétition (Photo Norman Jardin / Objectif Gard)

    L’attaquant des Crocos est indisponible depuis le 11 mai et une rupture d’un tendon de l’ischio-jambier contractée au soir de la dernière journée de Ligue 2. En phase de reprise, il a raté la coupe du monde avec le Maroc et la préparation avec Nîmes. À l'écart du groupe, il s'entraîne seul et il prend cette épreuve avec philosophie.

    Objectif Gard : Après avoir retouché le ballon cette semaine, avez-vous l’impression de voir le bout du tunnel ?

    Rachid Alioui : Non pas vraiment. Même si j’ai rechaussé les crampons, je reste objectif. Ce sont les chirurgiens et mon corps qui vont me dire quand je serai prêt. Tout est positif. Je prends mon temps et je retrouve des bonnes sensations au niveaux des appuis. Retoucher le ballon, ça fait du bien car jusqu’à présent je ne faisais que courir.

    Cette blessure vous a fait rater la coupe du monde. Cela a-t-il été difficile à vivre ?

    C’est frustrant et dur à digérer mais il faut voir plus loin. Il y a une carrière derrière à jouer. Il faut se soigner au mieux pour remettre les pieds sur le terrain. C’est très difficile de rater une coupe du monde mais il faut positiver.

    Rachid Alioui travaille au quotidien avec Benoit Deplagne, le préparateur physique (Photo Norman Jardin / Objectif Gard)

    Comment avez-vous vécu la préparation du Nîmes Olympique ?

    Je suis venu un peu avant la reprise pour bosser avec Alain Ratat (un des kinés du club, NDRL ). Les joueurs se préparés de leur côté et moi à part. Je le vis bien malgré que le club va reprendre la Ligue 1 sans moi. Il faut garder la tête froide. Je suis parti en préparation avec le groupe. C’était important de nouer des liens avec les nouveaux. C’est bon pour la cohésion de l’effectif.

    Quand espérez-vous revenir à la compétition ?

    Au plus vite. Je ne me suis pas fixé de date. Je laisse faire le temps. Ce ne sera pas lors des premiers matches. Ce sont les sensations qui décideront. Il faut être patient.

    Propos recueillis par Norman Jardin- Objectif Gard
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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Ven 3 Aoû - 16:58

    Amical. Guingamp (L1) - Nîmes (L1)
    Moustapha Diallo : « Peut-être émouvant »


    Moustapha Diallo s'est engagé le 11 juillet chez les Crocos nîmois.
    Comment allez-vous ?
    Ça va. Les premiers jours, ça m'a fait tout bizarre d'être ici, dans un nouveau club, après neuf saisons passées à Guingamp. Mais je commence à prendre mes repères. J'attends de trouver une maison pour que ma famille me rejoigne. Le seul souci, c'est qu'il fait très chaud. La chaleur m'a un peu gêné au début. Mais, là aussi, je commence à m'adapter.

    Racontez-nous votre arrivée à Nîmes ?
    Au départ, je devais aller en Turquie, à Konyaspor. J'avais quitté le Sénégal pour signer mon contrat mais, au dernier moment, ça ne s'est pas fait. C'est alors que Nîmes s'est manifesté.

    Vous vous êtes donc fait à l'idée de jouer en Ligue 1 ailleurs qu'à Guingamp...
    C'est le football ! J'ai toujours dit que j'aurais préféré finir ma carrière à Guingamp. J'y ai tout connu : le National, la Ligue 1 pendant cinq ans, la Ligue Euro
    pa... Ce club m'a tout donné et je lui ai tout donné en retour. Mais avec Nîmes, j'ai trouvé un nouveau challenge.

    Comment jugez-vous ces premières semaines au Nîmes Olympique ?
    On a fait une bonne préparation. Pour l'instant, on n'a perdu aucun de nos matchs amicaux (3 victoires, 2 nuls) : c'est bien, ça donne de la confiance. L'équipe est jeune, beaucoup ne connaissent pas la Ligue 1. Mais il y a de la qualité et de bons joueurs. De toute façon, on le sait, pour se maintenir, il va falloir se battre. Mais, ça, je connais !

    Mercredi soir, vous avez inscrit le but décisif contre la sélection de l'UNFP (2-1). De quelle manière ?
    À la Mouss Diallo, de la tête, à la réception d'un centre (rire) ! Mon corps supporte de mieux en mieux la chaleur, je commence à trouver des automatismes avec mes partenaires. Je suis prêt à aller à la guerre !

    Quel a été le discours de Bernard Blaquart, votre nouvel entraîneur ?
    C'est quelqu'un de calme et de précis. Il aime le jeu. Évidemment, il attend de moi que j'apporte toute mon expérience. J'espère que ça va bien se passer.

    Ce samedi, vous affrontez déjà Guingamp. À quel accueil vous attendez-vous ?
    C'est d'abord un plaisir de retrouver mon ancien club. Je vais revoir des amis, retrouver les supporters. Ce sera peut-être émouvant, je ne sais pas. De mon côté, je resterai naturel, quoi qu'il se passe. Y compris sur le terrain. Avant et après le match, on pourra rigoler mais, sur le terrain, chacun défendra ses couleurs, c'est normal. Et si je dois tacler, je taclerai !
    Pratique

    Billetterie :
    3.000 places étant mises en vente, il est conseillé de réserver son billet en ligne : http://billetterie.eaguingamp.com
    Tarifs : 8 €, 5 € pour les 12 ans et moins. Ouverture de la billetterie sur place à 16 h 15 (paiement en liquide uniquement).

    Samedi (18 h), au CTH Henri-Guérin de Ploufragan
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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Mar 7 Aoû - 13:10

    Ces entraîneurs qui vont vous surprendre cette saison : Bernard Blaquart (60 ans, NO)

    Éducateur de formation ascendant bâtisseur, Bernard Blaquart est un personnage du football français. En deux ans et demi à la tête des Crocos de Nîmes, il a su créer une atmosphère et définir un cadre pour construire une aventure collective et hisser le club en Ligue 1, pour la première fois depuis 25 ans. L’ancien joueur de Bordeaux s’est inscrit dans la durée avec le club gardois en prolongeant pour les quatre prochaines saisons. Une aubaine pour les Nîmois.

    Mission lui sera donnée de maintenir le club dans l’élite. Une lourde tâche dont il saura s'acquitter avec ambition et intelligence. Il faut dire que Nîmes s’est renforcé plutôt judicieusement jusqu’à maintenant et n’a toujours pas perdu la révélation de la saison passée, le buteur franco-turc Umut Bozok, meilleur réalisateur de la Ligue 2 en 2017-2018. Articulé autour d’un 4-4-2, le dispositif tactique du Nîmes Olympiques, plutôt joueur, devrait être maintenu. Une première réponse sera donnée à Angers samedi prochain (20h).


    Source : RMC Sport
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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Ven 10 Aoû - 10:38



    Sofiane Alakouch cité parmi les 30 pépites de la Ligue 1 Conforama !

    Source : le quotidien l'équipe


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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Mar 14 Aoû - 13:38

    NÎMES OLYMPIQUE - 
    Clément Depres : « je m’en souviendrais toute ma vie »

    L'attaquant Nîmois a marqué un but pour son premier match en Ligue 1.


    Norman Jardin - Objectif Gard.

    L’attaquant des Crocos a vécu le plus beau moment de sa carrière (Photo Norman Jardin / Objectif Gard)


    Ce lundi matin, le buteur des Crocos était au stade Marcel-Rouvière. Il soutenait Laura, son amie, qui prépare le concours de pompiers. Entre deux encouragements, il retrace la folle soirée de samedi qui a vu les Crocos s'imposer à Angers 4-3.


    Objectif Gard : Comment avez-vous vécu le début du match avec l’ouverture du score de Sada Thioub ?
    Clément Depres : C’était super. J’étais vraiment content de ce but rapide. Sur le banc on s’imagine que ça va être un match comme nous avions l’habitude de les gérer en Ligue 2. Nous étions très sereins.


    Pourtant, l’entame de la seconde période, a été très difficile pour Nîmes, avec deux buts encaissés. Avez-vous douté ?
    À ce moment, on se dit que ça va mal se passer. On baisse la tête en pensant que l’on est en train de prendre le bouillon. Mais on ne perd pas l’espoir de revenir.


    Alors qu’il y a 3-1 pour Angers, Bernard Blaquart décide de vous faire entrer. Qu’avez-vous ressenti ?
    Vers la 60e minute, Jérôme Arpinon (NDRL : l’entraîneur-adjoint) vient me voir pour me dire que je vais entrer. Je me prépare mais cela intervient un peu plus tard. J’étais très impatient et je me suis dis que j’allais entrer dans un match très compliqué.

    Clément Depres aimerait vivre une telle émotion au stade des Costières (Photo Norman Jardin / Objectif Gard)


    Et puis arrive ce premier but...
    Sur une super ouverture d’Antho (Anthony Briançon). C’était une belle entrée, pour mon premier ballon. J'ai pris mon temps, je n'ai pas paniqué. J'ai fait l’appel qu’il fallait. Je n’ai pas eu le temps de cogiter. Je lève la tête et je regarde où est Butelle. Il y a un trou à gauche et je croise du plat du pied. Avant d’entrer, le coach m’avait demandé de faire ce genre d’appel. Pour la petite histoire, avec Anthony Briançon, en CFA 2, on avait fait exactement la même combinaison à Aurillac et on avait marqué le même but.


    Quelques secondes après, Florian Miguel se fait expulser. C’est un gros coup au moral ?
    Je me dis que ça va être très compliqué. Mais finalement, je crois que c’est cela qui nous a donné un supplément de rage et d’agressivité. 


    Manzala qui rate la balle de match pour Angers...
    S’il la met c’est fini mais ça ne m’a pas marqué plus que cela. Je me dis qu’il y aura encore une occasion pour nous. J’avais 15 minutes à jouer, 4-2, 3-2 ou 3-1, peut importe, il fallait que je les fassent à fond.


    Racontez-nous l’égalisation de Renaud Ripart ?
    C’est un super boulot de Sada Thioub. Je fais le même appel que pour mon premier but mais je me trouve à l’opposé de Renaud. Il met le ballon au fond des filets. C’était génial.


    « Je ne pensais pas vivre un truc comme cela ».



    Dans la foulée, vous prenez l’avantage, décrivez-nous ce but ?*
    Au départ, je vois Paul qui a le ballon dans ses 18 mètres. Ma mission est de garder la balle le plus loin et le plus longtemps possible. Je suis tout seul au milieu de cinq joueurs d’Angers. Je suis au duel avec Thomas et j’arrive à garder le ballon. Je vois Sada sur le côté. Je lui donne et je vais devant. Il y a un super travail de Théo qui change le jeu, et après cela se passe sur le flanc gauche avec Gaëtan et Renaud (Rires), c’est la formation Nîmoise du côté gauche ! Renaud déborde et je sais qu’il va centrer directement. Je fais appel et contre-appel sur Thomas et je passe au premier poteau pour toucher le ballon. Advienne que pourra. J’ai mis la tête où il n’aurait peut-être pas mis le pied. Le ballon va au fond, tant mieux.


    Au niveau émotionnel, vous en êtes où à ce moment-là ?
    J’en suis au niveau 1000. Même si j’aurais aimé le faire au stade des Costières. Je me dis que ce n’est pas vrai. On gagne 4-3, pour notre premier match, j’en marque deux, c’est ouf. J’écarte les bras et j’attends que tout le monde me saute dessus. C’est juste extraordinaire. Je m’en souviendrais toute ma vie. Je ne pensais pas vivre un truc comme cela.


    Bernard Blaquart a dit que vous étiez des dingues...
    J’adore le clin d’œil. J’ai encore plus apprécié qu’il dise que nous étions les seuls à y croire. J’aime bien ça. On sera toujours là pour dire que ce n’est pas fini même quand c’est très compliqué.


    Quel a été son discours à la fin du match ?
    (Rires) Que nous avions un jour de repos en plus et il avait écrit sur le tableau que ‘C’est dur mais c’est très bon’.


    À quoi ressemble votre vie depuis samedi soir ?
    J’ai eu beaucoup de messages d’encouragements et de félicitations, mon téléphone a planté. Je suis hyper sollicité par les amis et les médias. C’est extraordinaire. Mon papa a sorti la bouteille de champagne samedi soir. Ma maman est très contente aussi. Il y a beaucoup de fierté de mon entourage. C’est la preuve que le travail fini par payer. Je suis resté positif, même quand j’ai été décrié par des supporters Nîmois. La lumière est sur moi aujourd’hui. J’espère que cela sera encore le cas la semaine prochaine mais si c’est sur un autre Croco ça sera tout aussi bien. Dimanche soir avec tous mes potes et mon petit frère, nous étions en train de regarder le CFC (l'émission Canal Football Club sur Canal Plus). Quand on me voit sur un grand écran derrière Pierre Ménès, c’est génial. J’ai fait une capture d’écran et je vais la garder comme souvenir. Mais je me dis que c’est éphémère et qu’il faut confirmer. J’espère que l’équipe aura encore besoin de moi.


    Propos recueillis par Norman Jardin


    *La commission des compétitions à finalement attribuée ce but à Romain Thomas, le défenseur d'Angers (contre son camp).
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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Mar 14 Aoû - 17:36

    [size=18]Clément Depres
    [/size]



    L'action qui nous a fait succomber : Il n'est pas sûr de ce qui lui arrive. Les yeux écarquillés, les mains vers le ciel et la tête à la recherche d'indices pour s'assurer que son but est bien valable. Une minute plus tôt, le garçon était encore sur le banc. Mais parti à la limite du hors-jeu et trouvé dans une position désaxée sur une passe laser d'[url=safari-reader://www.sofoot.com/anthony-briancon.html]Anthony Briançon[/url], l'attaquant nîmois a parfaitement croisé sa frappe pour tromper un [url=safari-reader://www.sofoot.com/ludovic-butelle.html]Ludovic Butelle[/url] abandonné et remet les Crocodiles dans le coup à un quart d'heure de la fin du match (3-2, 76e). [url=safari-reader://www.sofoot.com/renaud-ripart.html]Renaud Ripart[/url] ayant égalisé (3-3, 85e) malgré l'expulsion de son coéquipier [url=safari-reader://www.sofoot.com/miguel.html]Miguel[/url] (79e), [url=safari-reader://www.sofoot.com/nimes-olympique.html]Nîmes[/url] pense avoir rentabilisé son voyage à [url=safari-reader://www.sofoot.com/angers-sporting-club-de-l-ouest.html]Angers[/url]. Mais c'est sans compter sur son numéro 9, qui d'une tête plongeante et décroisée, terrasse le SCO. La réalisation est magnifique (quand bien même la tête est légèrement détournée par un défenseur) et cette fois, la célébration est sans retenue. En deux touches de balle, [url=safari-reader://www.sofoot.com/clement-depres.html]Clément Depres[/url] vient d'offrir la première victoire dans l'élite des Nîmois après 25 ans de purgatoire et rejoint [url=safari-reader://www.sofoot.com/dimitri-payet.html]Dimitri [/url]Payet en tête du classement des buteurs de Ligue 1.

    Pourquoi il est si excitant : Parce que c'est le type qui a su être au bon moment et au bon endroit. À 23 ans, personne ne lui avait promis quoi que ce soit. Voilà pourquoi dans la hiérarchie du secteur offensif nîmois, il a abordé la saison derrière [url=safari-reader://www.sofoot.com/umut-bozok.html]Umut Bozok[/url][url=safari-reader://www.sofoot.com/rachid-alioui.html]Rachid Alioui[/url] et [url=safari-reader://www.sofoot.com/baptiste-guillaume.html]Baptiste Guillaume[/url]. Sauf que le second étant blessé et que le troisième ne pouvant jouer contre le club qui le prête dans le Gard, c'est lui qui a eu l'occasion de planter son mètre 88 à la pointe de l'attaque nîmoise quand il a fallu remplacer [url=safari-reader://www.sofoot.com/moustapha-diallo.html]Moustapha Diallo[/url]. En 15 minutes, le voilà qui a égalé son nombre de buts inscrit la saison dernière en 19 apparitions en Ligue 2 (dont 17 en sortant du banc). Un déclic pour ce grand échalas ? Certainement. Et si le risque de voir Samuel Eto'o débarquer aux Costières s'amenuise[url=safari-reader://www.sofoot.com/clement-depres.html]Clément Depres[/url]aura cette fois un argument pour ne pas lui lâcher son numéro 9 si le Camerounais venait à le lui contester.

    Et il vient d'où ? Born and raised in [url=safari-reader://www.sofoot.com/nimes-olympique.html]Nîmes[/url]. Depres fait partie des cinq joueurs du cru dans l'effectif gardois et y a fait toute sa jeune carrière, à l'exception de six mois en prêt à [url=safari-reader://www.sofoot.com/la-berrichonne-de-chateauroux.html]Châteauroux[/url] en 2016 et en National (8 matchs, 1 but). Si le RC [url=safari-reader://www.sofoot.com/racing-club-de-lens.html]Lens[/url] reste l'autre club de ses rêves - la faute à des parents originaires du Pas-de-Calais -, Depres a d'autres priorités que de rêver de porter le maillot sang et or. La suite, il l'a déjà imaginée. Ce sera marquer un but à Gigi Buffon. « De la tête, sur un corner de Téji (Savanier) ou Bobich (Bobichon). [url=safari-reader://www.sofoot.com/thiago-silva.html]Thiago Silva[/url] sera au premier poteau et je sauterai plus haut que lui, prophétise-t-il pour objectifgard.comÇa sera beau. » 

    Source : So Foot 
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    Message par Admin le Mer 15 Aoû - 18:27

    Rachid Alioui: Le Marocain forfait jusqu’à début 2019
    Le 15 Août 2018 

    Rachid Alioui va encore devoir prendre son mal en patience… Blessé à l’ischio-jambier en mai dernier, l’international Marocain et attaquant de Nîmes, est loin de retrouver les terrains de foot. Cette blessure avait contraint le Lion de l’Atlas à renoncer au Mondial 2018 alors qu’il avait une carte à jouer. Et malheureusement il va encore devoir patienter avant de voir le bout du tunnel…
    En effet, d’après son entraîneur à Nîmes, Bernard Balquart, Rachid Alioui devra attendre jusqu’à début 2019 avant de retrouver le groupe. S’exprimant sur les ondes de RMC, le technicien français a estimé que la blessure du joueur de 26 ans n’était pas entièrement guérie : « Il poursuit sa reprise. Je pense qu’on ne comptera pas sur lui dans le groupe avant novembre, lance le coach de Nîmes. Et certainement qu’il ne sera pas prêt, pas à 100% avant début 2019. C’est une sacrée blessure, très rare, et c’est en frappant dans un ballon, ce qui est un de ses points forts. Tout se passe bien, mais il faut du temps, » a-t-il confié. Une bien mauvaise nouvelle pour la sélection du Maroc qui entame les éliminatoires de la coupe d’Afrique des nations en septembre.
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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Jeu 16 Aoû - 12:36

    FAIT DU JOUR 


    Il était une fois… Anthony Briançon


    Le capitaine du Nîmes Olympique se livre sur ce qui lui tient à cœur dans la vie.



    La grande passion d’Anthony Briancon est la chasse (Photo collection privée Thierry Briançon).


    À Nîmes, tous les supporters des Crocos connaissent le milieu de terrain reconverti en défenseur-central. Sa rigueur sur le terrain, sa disponibilité en dehors, et sa sympathique simplicité. Mais l’homme reste encore méconnu. Il évoque ses liens familiaux très forts, ses passions, et ses colères. Bienvenue dans le monde d’Anthony Briançon.
    « Anthony achète des tee-shirts à 10€ ! ». La source est fiable. C’est Gaétan Paquiez, défenseur du Nîmes Olympique, et son meilleur ami depuis toujours, qui l’affirme. L’information n’est pas vraiment fracassante, mais elle symbolise parfaitement la personnalité d’Anthony Briançon. Le capitaine nîmois, n’est pas un flambeur, ou un 'm’as-tu-vu'. Pas de voiture de sport rutilante, de vêtement flashy, ou de montre de luxe. Cela ne l’intéresse pas. Lui, c’est un curieux de tout, à partir du moment où c’est en plein air « Je n’aurais pas pu passer mes journées derrière un bureau. » indique-t-il.
    Alors pour croiser Anthony Briançon, en dehors d’un terrain de football, il faut aller dans la nature. De préférence dans le Vaucluse. C’est certainement parce qu’il a grandi dans le village de Noves, où il a vécu ses 20 premières années. Depuis, il a pris son indépendance avec Maïna, sa compagne. De ce côté du Rhône, l’Avignonnais est choyé par ses proches « J’ai eu un enfance très heureuse ». C'est dans la Cité des Papes, qu'il vit ses premières émotions de footballeur. De la MJC Avignon à la section foot du collège Roumanille, il arpente les terrains de la région. Mais pas tout seul. Avec René, son grand-père paternel, qui le conduit, et qui l’encourage, tous les mercredis au stade Dulcy. Des moments partagés qui sont parmi les plus forts. « Mon plus grand regret est qu’il ne m’ait pas vu devenir professionnel, car il est décédé en 2013. » confesse Anthony.

    Le capitaine des Crocos se ressource avec la pêche (Photo collection privée Thierry Briançon)


    Autre source d’inspiration, Thierry, son père. Ancien membre de l’équipe de France de Judo et champion militaire de la discipline. « J’ai souvent pris exemple sur lui, et à son côté compétiteur. Il adore le football, je me souviens petit, on allait souvent taper le ballon tous les deux, et réviser les gammes. On en reparle souvent, et c'est des moments très forts. ». La famille est un socle essentiel pour Anthony. Mais le temps passe et emporte les êtres aimés. En octobre 2017, c’est Robert, son grand-père maternel qui s’en va. La blessure est grande. Alors, dès que son emploi du temps le lui permet, il va voir sa grand-mère qui vit en Ardèche.

    Chasse, pêche et pétanque

    En 2008, Anthony a dû couper le cordon avec ses proches. Afin de poursuivre son apprentissage de footballeur, Il intègre le centre de formation de l’Olympique Lyonnais. Loin du cocon familial. « Ça a été difficile de le voir partir, mais ça lui a servi », se souvient son papa. Sylvie, sa maman est DRH à Castorama à Avignon, mais elle n’hésite pas à conduire, en voiture, son fils tous les week-ends. « Elle faisait ça pour passer deux heures de plus avec moi, le temps du trajet » reconnait le Croco.
    À Lyon, c’est un autre monde. L’Avignonnais y apprend l’exigence. Malheureusement l’expérience est ternie par une blessure au genou. « Je me suis fait opérer le 2 février 2011. J’ai retenu la date, car c'était une opération délicate. Cela m’a permis de comprendre que dans la vie, il n’y a pas que le foot. »

    Anthony Briancon et Gaétan Paquiez sont les meilleurs amis dans la vie (Photo collection privée Gaétan Paquiez)


    Anthony n’est pas conservé par Lyon. Il se retrouve sans club. Le FC Tours, dont Bernard Blaquart est le directeur du centre de formation, s’intéresse à lui. Mais il a une autre piste. Son copain, Gaëtan Paquiez le met en relation avec le Nîmes Olympique pour faire un essai. Entre les deux clubs, le choix est vite fait. « Après trois ans passés à Lyon, je voulais me rapprocher de ma famille. ». Le test est positif chez les Crocos, et il gravit un à un les échelons vers l’équipe première. Victor Zvunka le fait participer à un match amical contre Toulouse. Mais ses vrais débuts, c'est René Marsiglia qui lui offre le 16 mai 2014, lors du dernier match de la saison à Créteil. La suite est connue. Il devient titulaire au poste de milieu de terrain avec José Pasqualetti, avant que Bernard Blaquart ne le repositionne en défense-centrale.


    « J’ai toujours rêvé d’être pompier »

    Le voila bien installé dans son rôle de footballeur. Mais la carrière d'un sportif ne dure qu'un temps, et il faut déjà penser à la suite. « Je couperai totalement avec le football, pour changer de vie. Il y a pleins de choses à faire, il suffit de ne pas être fainéant ». Il anticipe déjà l’avenir. Il a ouvert une société de sport à Lyon, et il essaye d’investir dans l’immobilier. « Mes parents ne roulaient pas sur l’or, et ils m’ont appris la valeur de l’argent. Dans ce métier, quand tu commences à toucher des salaires conséquents, tu peux vite t’enflammer
    Dans la vie de tous les jours, il n'aime pas être assisté « Je ne suis pas un grand bricoleur, mais je me débrouille. S’il faut tondre le jardin, je n’appelle pas un jardinier, je le fais seul. »
    Depuis son enfance, une idée ne l'a jamais quitté. « J’ai toujours rêvé d’être pompier. J’ai beaucoup de respect pour ces gens. Tout comme les policiers. Ils n’ont pas assez de reconnaissance » s’indigne le défenseur.



    Anthony Briancon n’est pas le dernier à mettre de l’ambiance (Photo collection privée Gaétan Paquiez)


    Le capitaine nîmois est bien conscient de la chance professionnelle qui est la sienne « On est des privilégiés. On n’a pas le droit se plaindre ». 
    En revanche, il aime bien faire plaisir aux autres, « Il est gentil, trop parfois. Il ne sait pas dire non. Il tient ça de Sylvie, sa maman » souligne Gaétan Paquiez. L’amitié entre les deux hommes est très forte. Ils se considèrent comme des frères. Anthony était le témoin de mariage de Gaëtan, il sera le parrain du second enfant des Paquiez. Ils ne se sont fâchés qu’une fois, pour une histoire de partie de jeu video. La brouille n’a duré que 15 minutes.

    Le RAID, Mike Tyson et Clint Eastwood

    Anthony coupe avec le football dès qu’il en a l’occasion. La pêche, la pétanque lui permettent de passer à autre chose. Mais sa grande passion, c’est la chasse à la grive, qu’il pratique l’hiver au pied du Mont-Ventoux. Le Géant de Provence est très présent dans sa vie, puisqu'il y a cette maison familiale à laquelle il est très attaché. Puis, récemment, il a gravi la montagne à vélo, et sans entraînement particulier. Pas mal pour un ancien champion de judo de la région PACA (catégorie jeunes). Il aurait aussi aimé faire du handball, et adore l’athlétisme. Maïna, sa compagne, et aussi une sportive, elle pratique le basket.



    Anthony et Jean, le beau-frère de Gaétan, après leur ascension du Mont-Ventoux (Photo collection privée Thierry Briancon)


    Il y a aussi le cinéma. Dans ce domaine, ses goûts sont variés. « Le dernier que j’ai vu c’est " Hostiles " c’est un super film. Mes acteurs préférés sont Clint Eastwood et Tom Hanks, deux cadors. Mes films cultes sont " Il était un fois dans l’Ouest ", " Il était une fois en Amérique " et " Gran Torino " ». Affamé de culture, Anthony dévore des livres en grand nombre, des biographies surtout. Celles de Claude Onesta (ancien entraîneur de l’équipe de France de handball), et Mike Tyson par exemple. Et Il y a toujours cette fascination pour ceux qui risquent leur vie « J’ai lu le livre de Jean-Michel Fauvergue, l’ancien patron du RAID ».


    « En Ligue 1, je sais ce qu'il va se passer.»

    Ses proches sont unanimes, Anthony est un ambianceur. " Un clown ", pour Paquiez. Mais il est aussi un mauvais perdant, c'est incontestable. Il suffit de le voir à l'entrainement quand il perd à un jeu. Le football revient vite dans les discussions, et Anthony est en colère quand il évoque les clichés qui collent à la peau des footballeurs. « Je n’aime pas l’image du riche qui a des belles voitures, et qui frime. On pense souvent que le footballeur est débile et égoïste. »
    Et puis, il y a cette saison en Ligue 1 qui a bien débuté pour les Crocos. Le capitaine n’est pas inquiet pour la suite, « En Ligue 1, je sais ce qu'il va se passer. On ne va pas se prendre la tête, et on va garder la même dynamique que les saisons précédentes. Ça va le faire ».
    Et si ça ne la fait pas, ce n’est pas grave. Il n’y a pas que le football dans la vie. La famille, les amis et la nature, c'est bien là le plus important.

    Source : Objectif Gard - Norman Jardin
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    Re: LES CROCOS DE LA SAISON 2018-2019 / LIGUE 1 CONFORAMA

    Message par Admin le Jeu 16 Aoû - 16:34

    Nîmes-OM : dans l'intimité d'Anthony Briançon, le capitaine nîmois


    Ce dimanche le rituel sera le même pour la famille et les amis d'Anthony Briançon. Ces derniers ne loupent, en effet, aucun match du capitaine nîmois, encore moins aux Costières.  Photos BRUNO SOUILLARD ET MAXPPP


    Dimanche, ils prendront la direction des Costières, à un peu plus de 50 kilomètres à peine de Noves. Ils le faisaient, déjà, en Ligue 2. Le cheminement sera évidemment identique, cette saison, à l'étage supérieur. Dans l'enceinte nîmoise, Anthony Briançon n'a jamais manqué de soutien. Il y a celui des associations de supporters qui portent toute une équipe. Et puis, il y a celui de ses proches qui donnera toujours une force particulière au capitaine du Nîmes Olympique.


    "Avec lui, il faut toujours faire quelque chose"

    Dimanche soir encore, dans les travées latérales, ils seront tous là. Il y aura Thierry et Sylvie, ses parents, Alain et Christine, son oncle et sa tante, Andrea, son cousin, un groupe d'amis, sans oublier, bien sûr, Maïna qui partage sa vie. Ses beaux-parents, Gilles et Delphine, feront le court déplacement, eux aussi.
    Il en est ainsi, depuis des années, à chaque match d'"Antho" à domicile. Toute la famille se réunit aux Costières. Et elle se rassemble pareillement, pour les matches à l'extérieur, autour de la télé et de pizzas. Dans ces moments-là, tout se passe au domicile des parents ou dans celui, mitoyen, de son oncle et de sa tante, à la sortie de Noves, en bordure de la RN7. C'est ici qu'Anthony Briançon s'est épanoui. Au milieu des murs porteurs d'une famille soudée par les liens du coeur. Par des "valeurs simples" mais fondamentales et essentielles pour l'équilibre général du défenseur du NO aussi. "'Antho' ne peut pas rester sans rien faire, soulève tendrement Maïna. Il a une énergie fantastique. Avec lui, il faut toujours faire quelque chose : pêcher, jouer à la pétanque et aux cartes."

    "Il a toujours eu des qualités au-dessus des autres"


    Ce dimanche le rituel sera le même pour la famille et les amis d'Anthony Briançon. Ces derniers ne loupent, en effet, aucun match du capitaine nîmois, encore moins aux Costières.


    Anthony Briançon aime également chasser les grives au pied du Ventoux, où sa famille possède une petite maison de campagne. "Ce n'est pas parce qu'on est en Ligue 1 que je vais arrêter de chasser, sourit-il. Cela n'implique pas un gros effort et ça me permet surtout de penser à autre chose et de m'évader. J'en ai vraiment besoin."
    La notion du dépassement de soi le caractérise aussi. Anthony Briançon la cultive depuis l'enfance et ses premières années passées dans le sillage de son père, un ancien judoka de très bon niveau (champion du monde militaire) qui continue d'enseigner tout près de chez lui, à Caumont et à Monteux.
    "Enfant, Anthony a toujours eu des qualités au-dessus des autres dans chaque catégorie d'âge, raconte Thierry Briançon. Il a fait du judo avec moi, de l'âge de 5 à 12 ans, et c'était déjà le cas dans ce sport." Au football aussi. "Il a fallu faire un choix, précise son fils. Je préférais le foot, car je trouvais ça beaucoup plus ludique. Au judo, j'adorais la compétition ; moins les entraînements."
    Place au foot, donc. Avec son père qui, à la demande de son fiston, se muait en gardien de but au stade de Bonpas, tout près. "Il me fusillait sans cesse !", rigole Thierry Briançon.

    Parti à l'OL à 14 ans

    "Antho" ne se faisait pas prier pour le faire aussi en club, bien entendu. D'abord à la MJC Avignon (désormais AC Avignon) où le champion de Provence benjamins de judo aura passé dix ans, avant d'être détecté et d'intégrer le centre de formation de l'Olympique Lyonnais. Une étape loin d'être évidente pour l'ado qu'il était, alors.
    "Je n'étais jamais parti de chez moi, indique-t-il. Ce fut un vrai déchirement." Pour ses parents aussi. "Il était très jeune et la famille lui a forcément manqué,rappelle ainsi Christine, sa tante. Il y a eu un vide. C'est dur quand on a 14 ans." Même si deux heures de voiture seulement séparent Noves de Lyon. "Je connais la route par coeur", sourit, aujourd'hui, la maman.
    Désormais, le chemin est beaucoup moins long. Contrarié par des pépins physiques (une ostéochondrite du genou) et non retenu pour passer pro à l'OL, son fils joue, s'affirme et vit à Nîmes. "Il aime venir régulièrement à la maison aussi, complète le papa. Il s'y ressource auprès des siens."
    Parmi eux, il y a donc Andrea, le cousin, fils unique comme "Antho". Quatre ans tout juste les séparent. Ils ont ainsi grandi côte à côte. "Comme deux frères", aime à souligner Anthony Briançon, l'aîné (23 ans). Andrea acquiesce. Et même plus. "Pour moi, Anthony, c'est un modèle, développe-t-il du fond du coeur. Son parcours est exemplaire. Ce qu'il réussit à faire, c'est énorme. Moi, quand je le vois jouer au stade ou à la télé, je suis admiratif. Et quand il marque, j'ai les larmes."

    "La force d'Anthony, c'est qu'il a un très gros mental"

    À l'évocation d'"Antho", il y a, d'ailleurs, beaucoup d'émotion dans les voix et dans les yeux, ici, à Noves. "Il a franchi tous les paliers et surmonté bien des difficultés, se remémore Sylvie, maman attentive. Il a réussi et je suis extrêmement fière de lui." Son père l'est tout autant. Pour avoir tutoyé, lui aussi, le haut niveau (en judo), Thierry Briançon, qui a notamment côtoyé Yannick Noah en sports-études, est un papa qui peut également se fondre dans le rôle d'observateur averti, d'une certaine manière. En guise de clin d'oeil, son fils, du reste, aime à le comparer à de célèbres consultants télé quand ils échangent, tous les deux, au téléphone, après un match, "pour le debrief."
    "La force d'Anthony, c'est qu'il a un très gros mental, insiste son père. Gamin, il était déjà comme ça et cela ne l'a jamais quitté. C'est un énorme compétiteur ; un gagneur." Comme il l'était lui-même. "Thierry a toujours été un guide pour Anthony ; un coach même, relève Alain, le beau-frère. Il a toujours veillé à ce que son fils prenne d'abord du plaisir, car il sait qu'il y a peu d'élus dans le sport professionnel."
    Malgré les écueils, Anthony Briançon a fini par l'être. Après la Ligue 2, le voici donc dans le grand monde de l'élite et dimanche, il se mesurera à l'OM, en attendant d'autres duels à venir contre le PSG ou encore Monaco.
    "En fait, on n'a pas encore réalisé qu'Antho était en Ligue 1, avoue sa mère.Pour son premier match aux Costières, face à l'OM, ça le sera sans doute, bien sûr, même si, déjà, le fait de l'avoir vu à la télé devant Angers m'a beaucoup impressionné." À double titre. Au-delà de la prestation personnelle de son fils, la performance du Nîmes Olympique (victoire 4 à 3) a marqué les esprits. "Dans la maison, on a davantage hurlé que pour la victoire des Bleus à la coupe du monde, lance l'oncle, et on a revu le match, dès le lendemain matin. C'est souvent comme ça, d'ailleurs, à chaque match de Nîmes." Celui de dimanche ne devrait pas échapper à cette règle familiale, on l'imagine bien.

    Face à l'OM dimanche

    Avec le promu nîmois, c'est un vrai vent de fraîcheur qui est en train de souffler sur la Ligue 1. Pour s'en convaincre un peu plus, il suffit d'écouter encore Anthony Briançon. "Jusqu'à présent, on n'a pas tout à fait réalisé qu'on est en Ligue 1, mes coéquipiers et moi, confie ce dernier. Pour l'instant, c'est l'insouciance qui prime. Mais ce dimanche, on sera dans le top du top. Le match est retransmis sur 'Canal + ' en prime-time. Nous, pendant des années, on regardait ces matches à la télé. Dès 19 heures, on se mettait devant l'émission 'Canal Football Club' et cette fois, c'est nous qui serons sur la pelouse et sur les écrans. C'est beau ; il faut en profiter. Dans l'équipe, on est impatients de jouer, car on pratique le foot pour disputer ce genre de match. C'est un rêve. Si on m'avait dit qu'un jour, je jouerai aux Costières, devant des tribunes bondées, contre une équipe de l'OM où pourraient figurer trois champions du monde (Steve Mandanda, Florian Thauvin et Adil Rami), je ne l'aurais pas cru. Ça va être énorme. J'ai hâte d'y être."


    Au Parc OL, pour la finale de la C3
    L'OM, Anthony Briançon l'a déjà affrontré. En équipes de jeunes. Au temps où il évoluait dans les championnats nationaux de sa catégorie d'âge. Avec la MJC Avignon. Puis avec Lyon.
    En tant que Provençal, aussi, le Novais a toujours été attentif évidemment aux résultats de l'OM. En mai dernier, il est même allé assister à la finale de la Ligue Europa du club olympien contre l'Atlético de Madrid au Parc OL. Dimanche soir, c'est lui qui sera en face de l'OM.
    "Il y avait déjà l'Olympico entre Marseille et Lyon, sourit-il. Eh bien, maintenant, il y a l'autre Olympico entre l'OM et le Nîmes Olympique ! Là, ça va être une belle fête. Le stade sera plein à craquer. On vient de gagner notre tout premier match. L'ambiance sera géniale. J'espère que la partie sera serrée. On essaiera de résister le plus longtemps possible."

    Source : la Provence 

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