NO-crocos sans frontières

Forum d'information et d'échanges entre les supporters du Nîmes Olympique, quelque soit son lieu de résidence, afin de partager la passion pour ce club de football.


    L'HISTOIRE DU NO

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    Message par Admin le Mar 3 Juil - 16:26

    NÎMES OLYMPIQUE 1937-1949 : un douloureux apprentissage


    Le Nîmes Olympique version 1938-39 (photo DR)

    Il y a 81 ans, le Nîmes Olympique succédait au fameux Sporting Club.                                          
    Mais l’arrivée de la seconde guerre mondiale, a sérieusement perturbé la croissance du nouveau club Nîmois.
     
     
         

           

    En 1946-47, le Nîmes Olympique s'est classé 9e sur 22 équipes en D2. (photo DR)

    Sans la faillite du Sporting Club, le Nîmes Olympique n'aurait jamais vu le jour. Depuis le début du XXe siècle, le S.C.N est le club majeur du Gard et il a connu de grandes heures. Mais ses dirigeants ont eu la folie des grandeurs. À force d'acheter des joueurs étrangers, le club Nîmois se retrouve avec une dette rédhibitoire. Le Sporting est obligé d’abandonner le professionnalisme. Certains membres du Sporting ont l'idée de fonder un nouveau club. Le Nîmes Olympique est né. Il doit récupérer les joueurs sous contrat et la dette du vieux club défaillant. En contrepartie, le nouveau club devient le propriétaire du stade Jean-Bouin.

    Quelques semaines après sa fondation, le Nîmes Olympique est autorisé a participé au championnat de D2 pour la saison 1937-38. Le 8 août 1937, le Nîmes Olympique joue le premier match de son histoire, en amical, contre le S.O. Montpellier (défaite 5-1). Pour ses débuts en compétition, Nîmes accueille l'A.S Saint-Etienne et s'incline 2-0. Les premiers pas sont timides mais l'année suivante, les résultats sont déjà meilleurs.  

    Malheureusement, en 1939 l'Angleterre puis la France déclarent la guerre au IIIème Reich. Le championnat s’arrête après dix journées. Les hommes sont réquisitionnés et le football est mis entre parenthèses. Durant ces années de misères et d’occupation, les Allemands accaparent le stade Jean-Bouin et les Nîmois font survivre le club tant bien que mal. Les Crocos réalisent quelques belles performances en coupe de France en éliminant Cannes et Sète.

    En 1943, le championnat professionnel est supprimé. Il est remplacé par une épreuve groupant les équipes par région. Les Crocos doivent alors évoluer en DH. La fin de la guerre marque le retour à un championnat structuré mais les Nîmois peinent à s'installer parmi les meilleures équipes de deuxième division.
                                                                                                                           

    Lors de la saison 1947-48, le Nîmes Olympique fêtait ses dix ans (Photo DR)

    Le président, Jean Chiariny, opère alors un recrutement intelligent avec les arrivées de Campo en 1947 et Dakowski, Barlaguet, Golinski, Firoud et Rouvière en 1948.

    En 1949, c’est Haan, Lafont, Makar, Schwager et Timmermans qui rejoignent le club. Le travail paye puisque lors de l’exercice 1948-49, le club se classe 5e de la D2, en marquant 89 buts. Nîmes Olympique fait quelques coups d’éclats en coupe de France et recrute malin.

    Tout va bien chez les Crocos et le meilleur est à venir...


    Source : Norman Jardin, Objectif Gard
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 10 Juil - 13:31

    NÎMES OLYMPIQUE 1950-1957 : La découverte du haut niveau et les premières émotions

    Au début des années 50 la France du football fait connaissance avec le Nîmes Olympique. Et les adversaires avec le brûlant stade Jean-Bouin...[/b]


    L’équipe de la saison 1950-51 qui est promue en D1 et ½ finaliste de la coupe de France (Photo /DR)

    La première partie des années 1950, marque l’entrée des Nîmois dans le gotha des clubs Français. Une arrivée fracassante qui a bien failli déboucher sur un énorme exploit.
    L’exercice 1949-50 est un des plus brillants pour les Crocos et aujourd’hui encore, une des saisons les plus importantes. Depuis quelques années déjà, les Nîmois font partie des prétendants à la montée en D1. Mais ils leur manque toujours un petit quelques choses pour franchir le cap. Lors de l’été 1949, le président Chiariny recrute l’international néerlandais Thimmermans, l’Ukrainien Paul Makar, Lafont des Cheminots Nîmois et deux strasbourgeois, Schwager et Haan. De plus, Nîmes conserve ses meilleurs éléments.

    [b]En 1951, les Crocos ratent le titre de champion de France pour un point

    Les bons résultats sont immédiats. Les Crocos enchaînent les victoires. Le 9 Octobre 1949, au soir d’une victoire 4-2 contre Alès, Nîmes prend la tête de la D2 pour ne plus la lâcher. Les hommes de Pierre Pibarot remportent 25 de leurs 34 matches et ne s’inclinent qu’à deux reprises (à Alès et à Valenciennes).
    Mais dans cette saison exceptionnelle, le talent des Crocos va jaillir aux yeux des français à la faveur d'un magnifique parcours en coupe de France. Kader Firoud et ses coéquipiers éliminent trois équipes qui terminent dans le top 6 de la D1. Toulouse 2-1 (4e de D1), Bordeaux 4-1 (le futur champion de France) et Sochaux 4-3 (6e à la fin du championnat). Les Nîmois ne s’inclinent qu’en demi-finale face au Racing Paris 3-0.


    Le Nîmes Olympique version 1953-54 termine 9e de D1 (Photo /DR)
    Première montée en D1 et première ½ finale de coupe de France, cette saison 1949-50 est gravé dans la légende du club. Le 27 août 1950 est une date historique avec le premier match du Nîmes Olympique en D1 (défaite à Strasbourg 2-1). Le 10 septembre, au stade Jean-Bouin, c’est la première victoire (3-0 contre Nancy). Mieux encore, le 25 mars 1951, après une victoire au Havre 4-2, les Crocos sont leaders de la D1. Ils le sont encore à deux journées de la fin mais ils ratent le titre pour un point et terminent 5e.
    La saison suivante est aussi bonne avec une 6e place. Le 16 mai 1951, Stephane Dakowski, le gardien de but devient le premier Croco à porter le maillot de l’équipe de France (Ecosse – France 1-0). Lors des années qui suivent, Nîmes rentre un peu dans le rang mais n’est jamais menacé de relégation. Le stade de Jean-Bouin, avec son ambiance brûlante, devient pour les visiteurs le terminal des prétentieux.

    Le Nîmes Olympique reste invaincu au stade Jean-Bouin du 17 février 1953 au 15 avril 1953
    Nombreux y laissent des plumes. Dans leur antre, les Crocos font mordre la poussière aux cadors. En 1951 Reims s’incline 3-0, en 1952 c'est Lille qui subi une ‘manita’ 5-0, en 1953 l’AS Monaco encaisse un 6-2 humiliant et en 1957 c’est encore un 3-0 contre Reims. Toutes ces victimes ont terminé le championnat dans le top 5. Nîmes reste invaincu à Jean-Bouin du 17 février 1952 au 15 avril 1953.


    Le 31 mars 1957, contre Lens, Hassan Akesbi et Bernard Rahis étaient aux avant-postes (Photo /DR)

    Le 21 août 1955, Le Nîmes Olympique débute le championnat avec comme nouvel entraîneur, Kader Firoud qui remplace Pierre Pibarot. L’ancien joueur débute très mal avec une large défaite à domicile (1-5 contre le Racing de Paris). La suite sera nettement meilleure...

    Source : Norman Jardin, Objectif Gard
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Ven 13 Juil - 8:34

    Les années nîmoises de Jean-Pierre Adams


    Jean Pierre ADAMS

    Vivant, chez lui, dans un état végétatif depuis 1982, l'ancien international a 70 ans ce samedi 10 mars. L'occasion de se souvenir de sa carrière et plus précisément de ses trois saisons passées à Nîmes Olympique.
    A Nîmes, le nom ne dit pas forcément grand-chose aux plus jeunes. Pour les plus anciens, en revanche, il est chargé de souvenirs. Jean-Pierre Adams, qui a 70 ans ce samedi 10 mars, a joué trois saisons à Nîmes Olympique.
    Kader Firoud avait remarqué ce grande gaillard, né au Sénégal et arrivé en France à l'âge de 8 ans, alors qu'il participait au championnat de France amateur avec le club de Fontainebleau.


    Jean-Pierre Adams au premier rang sous les couleurs du club de Fontainebleau avec qui il a été deux fois vice-champion de France amateur. - DR

    En 1970, il l'enrôle chez les Crocos. Lors de sa première saison, le club finit quatrième du championnat de France de division 1. Jean-Pierre Adams découvre l'élite et la coupe d'Europe. L'expérience est brève avec une élimination en 32e de finale de la coupe UEFA contre les Portugais de Setubal.  


    Nîmes 1970-71. Debout, de gauche à droite : Pircalab, Canetti, Scherer, Martinelli, Vergnes, Mézy, Landi, Ruelle, Adams. Assis, de gauche à droite : Voinea, Augé, Marcellin, Sanlaville, Kabile, Bonnet, Odasso, Betton. - MIDI LIBRE

    La saison suivante, Nîmes est vice-champion de France. Il termine le championnat à cinq points de l'Olympique de Marseille. La compétition à peine terminée, il étrenne sa première sélection en équipe de France le 15 juin 1972 au Brésil contre une sélection d'Afrique que les Bleus battent 2 à 0. Ce jour-là, il remplace Marius Trésor avec qui, il formera plus tard, en défense centrale, la fameuse Garde noire. 22, c'est le nombre de sélections en équipe de France de Jean-Pierre Adams.
    La saison 1972-73 est la dernière sous le maillot nîmois pour Jean-Pierre Adams. Septième place en D1 et une nouvelle campagne européenne qui, une fois de plus, tourne court avec une élimination dès les 32e de finale de la coupe UEFA, cette fois contre les Suisses des Grasshopers Zurich.


    Nîmes 1972-73. Debout, de gauche à droite : Adams, Betton, Augé, Kabile, Boissier, Landi. Accroupis, de gauche à droite : Pircalab, Fleitas, Vergnes, Mézy, Iniesta. - MIDI LIBRE

    Après Nîmes, Jean-Pierre Adams joue quatre saisons à Nice puis deux ans au Paris SG. Sa carrière professionnelle s'achève à Mulhouse en D2. Reconverti amateur, il permet à Chalon-sur-Saône d'accéder à la division 4.
    Le 17 mars 1982, lors d'une banale opération chirurgicale à un genou, une succession d'erreurs et de négligences le plonge dans un état végétatif dont il n'est toujours pas sorti, 36 ans après. De nombreux hommages lui ont été rendu. Ainsi, à Nîmes, le 17 janvier 1984, moins de deux ans après l'accident, deux matches avaient été organisés au stade Jean-Bouin, le premier entre les amis de Jean-Pierre Adams et le Variété club de France ; le second entre Nîmes Olympique et le Paris SG, deux de ses anciens clubs.
    Un an après son accident, Jean-Pierre Adams est revenu chez lui. Depuis, Bernadette, son épouse, son ange gardien, veille sur lui.  


    Source : Midi Libre
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Ven 13 Juil - 9:31

    RETOUR ICI SUR LE RICHE PASSE DU NÎMES OLYMPIQUE ET SUR L'HISTOIRE DU CLUB

    ===) AVANT DE SE PROJETER SUR LA SAISON 2018-2019 DU NÎMES OLYMPIQUE EN LIGUE 1 CONFORAMA.


    DEPUIS JUILLET 1972, 46 ANS DE PASSION INTENSE POUR LE NO ...

    En Juillet 1972, il y a exactement 46 ans, pour la première fois à l'île de la Réunion, 2 équipes métropolitaines françaises professionnelles s'y affrontèrent.

    Le SCO Angers rencontra à deux reprises le Nîmes Olympique. Parmi les joueurs :  Guillou, Lemée, Berdoll… du SCO Angers et Adams, Novi,  Mézy, Vergnes (meilleur buteur de Division 1 cette saison là) ...du Nîmes Olympique .

    On note sur la photo ci dessous, derrière le regretté portier croco Luigi Landi,  les poteaux carrés et le public record.




    Juillet 1972, c'est le début à l'âge de 8 ans de ma passion intacte pour le Nîmes Olympique, d'où mon surnom de  croco 72 …

    Votre dévoué Hassen GHANTY, administrateur territorial de profession et …  administrateur du site NO crocos sans frontières
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 17 Juil - 9:21

    Le top 10 des joueurs historiques  du Nîmes Olympique

    Téléfoot.fr a tenté de classer les 10 joueurs de légende de l'histoire du Nîmes Olympique. De grands noms ont marqué le club nîmois.

    10e Benoît Poulain : 2 montées en Ligue 2

    9e Patrick Cubaynes : 75 buts en 146 matches, Champion Olympique 1984

    8e Bernard Boissier : 1 sélection en équipe de France, vainqueur de la Coupe Gambardella en 1969

    7e Kristen Nigaard : 32 buts en 123 matches, montée en D 1 en 1983

    6e René Girard : 7 sélections en équipe de France, 8 saisons en D1

    5e Michel Mézy :  17 sélections en équipe de France, vainqueur de la Coupe Gambardella en 1966, Vice champion de France en 1972

    4e André Kabyle : joueur le plus capé, Vice champion de France en 1972

    3e Jean Pierre Adams : la "garde noire" d l'équipe de France avec  Marius Trésor, Vice champion de France en 1972

    2e Hassan  Akesbi : 119 buts en 204 matches, meilleur buteur du club, 2 finales de Coupe de France

    1er  Kader  Firoud : 7 ans comme joueur , 17 ans comme entraîneur et meilleur entraîneur en 1971, 6 sélections en équipe de France

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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 17 Juil - 20:01

    NÎMES OLYMPIQUE 1958-62 : le temps des regrets

    L'âge d'or des Crocos est aussi celui des occasions manquées, en championnat de D1 et en coupe de France.                                                                                                  

    Skiba devance les Crocos Bernard, Oliver et Charles-Alfred. Nîmes perd le titre de champion 1962 lors de la dernière journée
                                         
    En l’espace de cinq saisons, les Crocos ont terminé trois fois deuxièmes de première division et deux fois finalistes de la coupe de France. En laissant parfois échapper des titres qui leur tendaient les bras.            
                                                                             
    1958 est une grande année pour le football. Le Brésil est champion de monde pour la première fois avec le tout jeune Pelé. La France termine troisième de cette même épreuve avec un record de buts pour son attaquant, Just Fontaine (13 buts dans une coupe du monde, un record toujours d’actualité). Et côté Nîmois, le capitaine Maurice Lafont participe à la coupe du monde (avec la France), le club termine deuxième de la D1 et finaliste de la coupe de France.  
                                                                                       

    En 1957-58, les Crocos terminent vice-champion et finaliste de la coupe de France      
                                                                                                                                     
    C’est une première dans les trois cas. Mais les Crocos peuvent nourrir, quelques regrets en ce qui concerne la finale de la coupe de France. Alors qu’ils affrontent Reims, le champion de France, les Nîmois sont rapidement réduits à dix après la blessure d’André Schwager (À cette époque, un joueur, même blessé, ne pouvait pas être remplacé !.    
                                                                                                                   
    Kader Firoud : « On ne bat pas Reims avec dix joueurs »                                                                                

    La rencontre est donc faussée et Nîmes s’incline 3-1. À l’issue du match, Kader Firoud, l'entraîneur Nîmois déclare au journal l’équipe : "On ne bat pas Reims avec dix joueurs"                                                            
                                           
    La saison suivante, le duo d’attaquants Skiba – Akesbi fait un malheur avec 43 buts marqués en D1. Mais malgré un titre honorifique de champion d’automne, le club échoue encore à la deuxième place, derrière Nice. En coupe de France, c’est une grosse désillusion. Alors que les Nîmois sont les grands favoris, ils sont éliminés en demi-finale par Le Havre, un club de D2. Cette saison est celle du gâchis car Nîmes aurait pu faire mieux.                                                                                                                            
    La décennie 1960 débute et les coéquipiers de Pierre Barlaguet font désormais partie des grosses équipes françaises. En match amical, ils rencontrent les plus prestigieuses formations du continent, dont le FC Barcelone. À cette époque, seul le champion de France participe à une coupe d’Europe. En championnat, les Crocos sont une nouvelle fois champion d’automne. Cette fois c’est peut-être la bonne puisque, à une époque où la victoire ne rapporte que deux points, Nîmes compte cinq unités (l’équivalent de sept points aujourd’hui) d’avance sur Reims après 23 journées. Le Crocos sont encore leaders au soir de la 30e journée. Mais au final, c’est Reims qui décroche le titre et Nîmes finit deuxième pour la troisième année consécutive.  Lors l’exercice 1960-61, le Nîmes Olympique s’essouffle un peu, du moins en championnat. Le club ne lutte pas pour le titre. Il faut dire que certains cadres sont partis. Salaber à Sedan, Skiba à Sochaux et Venturi à Grenoble. Ces départs ne sont pas vraiment compensés par les arrivées de Bourdoncle, Cassar et Fauvergue. C’est en coupe de France que les Crocos s’illustrent. Après avoir éliminé La Seyne, Béziers, Nancy, Le Racing et Montpellier, Nîmes accède à sa deuxième finale.                                                                                            


    Les Nîmois Skiba, Lafont et Roszak avec l’équipe de France en 1959            


    Le 7 février 1960, le Nîmes Olympique bat Le Stade Rennais 3-0 et consolide sa place de leader de la D1    
                                 
    Les Crocos lors d’une sortie en Camargue en 1960            
                                                                                                                                 
    Skiba, le "faux frère"...                                                                                                                            
    L’occasion est belle d’enfin gagner un titre car l’ultime adversaire est Sedan, le 7e de la D1. En championnat les hommes du président Chiariny se sont facilement imposés sur le terrain des Ardenais 3-1. Et puis, enfin, le vainqueur de la coupe est désormais qualifié pour la récente coupe d’Europe des vainqueurs de coupes. Mais rien ne se passe comme prévu et c’est Sedan qui s’impose 3-1. Encore une grosse déception. D’autant que c’était un grand jour pour Nîmes. En lever de rideaux de la finale, les Crocodillets remportent leur première coupe Gambardella. En coupe de l’amitié Franco-Italienne le Milan AC est battu au stade Jean-Bouin 2-0. Maigre consolation.                                                                          
    L’été 1961 est marqué par un transfert spectaculaire. Hassan Akesbi, le meilleur buteur (119 buts) du l’histoire du Nîmes Olympique signe au Stade de Reims. Autant dire que les chances des Crocos en championnat se réduisent. Pourtant, ils étonnent et le 3 décembre 1961, après une victoire sur le FC Rouen 3-2, ils prennent les commandes de la D1. Le 1e avril, alors que 31 journées ont été jouées, Nîmes compte quatre points d’avance sur le Racing et cinq sur Reims.                                        
    Peu à peu les Crocos cèdent du terrain mais ils sont toujours leader au matin de la dernière journée. L’occasion est trop belle. Il suffit de battre la Stade-Français, alors 13e du championnat et qui ne joue plus rien. Pourtant l’impensable se produit et la maudite équipe Nîmoise s’incline sur un but de Skiba, son ancien joueur. Reims en profite et les Crocos termine 3e. La plus belle opportunité de l’histoire du club s’évanouit et sa plus glorieuse page se tourne sur un énorme gâchis. Les lendemains vont désormais déchanter.    
                                                                         

    L’ancien Croco, Henri Skiba marquant le but qui fait perdre, à Nîmes, titre de Champion de France 1962


    Source : Norman Jardin, Objectif Gard
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 24 Juil - 13:09

    NÎMES OLYMPIQUE 1963-1969 :

    de la sueur, du rire et des larmes
     
     
                         
                         
    Fini les premiers rôles pour les Nîmois, il faut désormais se battre pour le maintien.



    Dans la seconde moitié des années 60, après cinq années au plus haut niveau, les Crocos connaissent des moments plus difficiles et même une relégation de D2.                                   

    Le titre perdu à la dernière journée de la saison 1961-62 a laissé des traces. Bernard Rahis part en décembre 1962, après neuf saisons au club. Les dirigeants Nîmois ont perdu le flair pour dénicher des bonnes affaires pendant la période des transferts. L’allégresse des belles années décline. L’exercice 1962-63 se termine par une honorable 6e place et une élimination en 16e de finale de la coupe de France. Mais le ressort est cassé.
                                                                                                                                 
    En 1964, Kader Firoud quitte Nîmes pour aller à Toulouse                                                                         
    L’année suivante, le ciel s’assombrit. Les Crocos décrochent leur maintien lors de l’ultime journée, après une victoire sur Lyon 5-0. En coupe de France, Nîmes est éliminé dés les 32e de finale (par Lyon), pour la première fois depuis 11 ans. Les cadres comme Bernard, Bettache et Constantino quittent le club. Ils sont suivis par l’entraîneur, Kader Firoud. C’est la fin d’une époque. Certains jeunes en profitent pour s’imposer. On commence alors à voir éclore les Landi, Marcellin, Novi et Gomez. Le club termine 13e avec sa pire attaque depuis 1945. On ne remplace pas si facilement des joueurs comme Skiba, Akesbi et Rahis.                              
    Le déclin des Nîmois se confirme chaque année un peu plus. Pourtant, une série de six victoires place les joueurs de Pierre Pibarot, en tête de la D1 après 10 journée. Le 3 novembre 1964, Le Nîmes Olympique refait la une du magazine spécialisé France Football. Le Croco Daniel Charles-Alfred est en photo avec le titre "Nîmes : 30 mois pour redevenir leader". Mais ce n’est qu’un feu de paille. Un essoufflement et quatre défaites en clôture du championnat envoient les Crocos en barrages pour le maintien. L’avertissement est sans frais. Pour l'instant...                                                                                                                                    

    Les cadres partent, les jeunes prennent le pouvoir.                                                                                     
    Le club Nîmois ne fait plus partie des meilleurs français. Il lui faut maintenant se battre pour survivre au plus haut niveau. Les jeunes Landi, Marcellin, Kabyle, Rouvier, Canetti, Novi et Mézy sont de plus en plus utilisés. La jeunesse ne peut pas tout et pour la deuxième année consécutive, c’est en passant par les barrages que Nîmes sauve sa place en D1. Satisfaction en revanche du côté des juniors qui, avec Mezy et Odasso, remportent une deuxième coupe Gambardella.                                                              
    À force de jouer avec le feu, les Crocos finissent par se brûler. Au terme de la saison 1966-67, pour la première fois de son histoire, le Nîmes Olympique est relégué en D2. C’est au dernier match des barrages que prend fin une aventure de 17 ans dans l’élite. Une égalisation d’Aix-en-Provence à la 85e minute envoie les Crocos en enfer. C’était la dernière saison de Pierre Barlaguet comme joueur et de Marcel Rouvière en tant que responsable de la section amateur. En 1967 une belle histoire se termine dans les larmes.
                                                                                                                                         

    Lors de la saison 1964-65, le Nîmes Olympique participe, pour la première fois, aux barrages  


    Après une saison en D2, les Crocos retrouvent l’élite en1968
                                                                                                                     
    Premier club français à remporter trois coupes Gambardella                                                                 
    Il faut alors reconstruire. Paul Calabro succède à Jean Chiariny à la tête du club et Marcel Tomazover pend la place de Pierre Pibarot au poste d’entraîneur. Les changements sont salutaires puisqu’après une saison en D2, Nîmes retrouve la D1. Le 16 juillet 1968, devant 12 734 spectateurs, le Nîmes Olympique s’impose 3-1 face à Lens. Grace à trois buts de Gianella, les Crocos remontent au paradis. Cette fois la saison se termine avec des rires et des larmes de joie.                                                                
    Mais l’euphorie de l’accession fait vite place à l’inquiétude. L’équipe ne remporte que huit matches en championnat (son plus faible total jusque-là). C’est en fin de saison que Nîmes se maintient. En coupe, c’est aussi terne avec une élimination en 8e de finale face à Metz (5-2). Un rayon de soleil vient tout de même égayer les monotones performances des Crocos. Le Nîmes Olympique devient le premier club français à décrocher une troisième coupe Gambardella. En finale, les Crocodilets disposent de Viry-Chatillon. Parmi les héros Nîmois, on retrouve Boissier, Moretti, Samuel, Mathieu et Boyron.
                                                                         
    L’espoir vient de la jeunesse et c'est elle qui va rapidement remettre l’église au centre du village. Ou plutôt, le Nîmes Olympique à un rang plus digne de sa réputation.


    Pour son retour en D1, le Nîmes Olympique évite les barrages de justesse    
                                                 


    Source : Norman Jardin, Objectif Gard
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Jeu 26 Juil - 7:46


    Eric CANTONA, il y a déjà 28 ans de cela sous le maillot croco en Division 1 !
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 31 Juil - 12:11

    NÎMES OLYMPIQUE 1970-75 : Retour au premier plan et découverte de l’Europe

    Quand les Crocos faisaient des misères à Marseille et Saint-Étienne...

    Norman Jardin-Objectif Gard.


    L’effectif du Nîmes Olympique qui termine vice-champion de France en 1972 (Photo DR)

    Le 8 février 1970, Le Nîmois Adolf Scherer marque le penalty qui élimine Marseille en 32e de finale de la coupe de France (Photo collection privée d’Adolf Scherer)
    Au début des seventies, les Crocos sont de retour parmi les meilleurs. Vice-champion en 1972, ils découvrent, furtivement, la coupe d’Europe.

    Le Nîmes Olympique semble avoir mangé son pain noir en cette fin des sixties. Sa reconstruction avance. Lors de l’été 1969, Kader Firoud fait son retour au poste d'entraîneur et Jean Bousquet entre au comité directeur. En championnat, le club se classe 11e soit trois places de mieux que lors de l’exercice précédent. Mais c’est en coupe de France que les Crocos font leur plus beau coup d’éclat. À Alès, le 8 février 1970, le Nîmes Olympique affronte l’Olympique de Marseille pour le compte des 32e de finale de la coupe de France.


    Le 14 décembre 1969, le Nîmes Olympique écrase Lyon 5-2 au stade Jean-Bouin (Photo collection privée d’Adolf Scherer)
    Le stade de la Prairie est archi-comble de 19 200 spectateurs. Certains montent dans les arbres ou sur le toit des tribunes pour ne pas manquer ce choc. Les Phocéens sont tenants du titre et 15 jours plus tôt, en championnat, ils ont corrigé les Nîmois 4-0 au stade vélodrome. Il y a de la revanche dans l’air. Cette fois, les Crocos résistent et à la 100e minute, l’arbitre sanctionne une faute dans la surface de réparation d'Hodoul sur Bonnet. Le penalty indiscutable est transformé par Adolf Scherer. Nîmes se qualifie et Marseille perd sa coupe de France.

    L’effectif du Nîmes Olympique qui termine vice-champion de France en 1972 (Photo DR)
    En 8e de finale c’est l’AS Saint-Etienne qui se croise le chemin des coéquipiers de Michel Mézy, le nouvel international Français. Les Stéphanois sont invaincus depuis le début de l’année et ils sont très confortablement installés en tête du championnat. Le 22 mars 1970, c’est pourtant le Nîmes Olympique qui remporte la première manche 1-0 au stade Jean-Bouin, grâce à un but de Marcellin dés la 6e minute. Le match retour a lieu six jours plus tard. Au stade Geoffroy-Guichard, les verts mènent 2-0 mais à une minute de la fin, Adolf Scherer marque pour Nîmes mais l’ASSE s’impose 2-1.

    Lors de l'été 1970, Vergnes, Adams et les Roumains Pircalab et Voinea débarquent à Nîmes

    La règle du bénéfice au but à l’extérieur n’existe pas encore, et il faut faire jouer un troisième match pour départager les deux équipes. Il se dispute le 1er avril, sous la neige, dans un Parc des Princes en travaux. Les forces de l’ordre sont dépassées. Des spectateurs sont sur le terrain pendant le match. Certains grimpent sur les pylônes et tombent. Il y a 17 blessés. Dans ce contexte chaotique, les Crocos s’inclinent 2-0 et sont éliminés. Lors de l’été 1970, Vergnes, Adams et les Roumains Pircalab et Voinea viennent renforcer l’effectif Nîmois.


    Les Crocos Mézy et Adams entourent le Rennais Keruzoré lors de la victoire de Nîmes à Rennes 2-1, le 12 avril 1972 (Photo collection privée Raymond Keruzoré)

    L’apport est immédiat et les Crocos font des misères aux meilleurs. Au stade Jean-Bouin, l’OM s’incline 3-0 et l’ASSE 5-3. Résultat, Nîmes Olympique termine 4e de D1. Son meilleur classement depuis 9 ans. Mais surtout, le club devient le premier club Languedocien à se qualifier pour une coupe d’Europe. Le 14 septembre 1971, les Crocos font leurs débuts continentaux au Portugal. Ils s’inclinent 1-0 face au Vitoria Setubal mais au match retour, les hommes de Kader Firoud prennent leur revanche 2-1.

    Mais au bénéfice du but marqué à Nîmes les Lusitaniens continuent l’aventure, pas les Nîmois. En championnat, les Crocos terminent 2e derrière Marseille et peuvent participer à une seconde année consécutive à la coupe de l’UEFA. Malheureusement, l’expérience est encore de courte durée. Les Crocos s’inclinent deux fois (2-1) face aux Suisses des Grasshoppers de Zurich. En championnat les Nîmois déclinent un peu. La saison se conclut par une septième place. En coupe de France, le parcours est stoppé en demi-finale par Nantes (0-0 et 0-3). Malgré tout, le club se maintient parmi les meilleurs français.


    Le Nîmes Olympique s’est classé 9e de D1 en 1973-74 (Photo DR)

    Lors de la saison 1974-75, les Crocos ratent une place en coupe de l’UEFA pour un point (Photo DR)
    L’année suivante, c’est à la 9e place que les Crocos terminent le championnat. Même si le classement n’est pas à la hauteur des espérances, la bande à Firoud fait tomber pas mal de cadors du championnat. Deux victoires contre Marseille (4-1 et 2-1), un succès à Nantes 2-0 et à Angers 2-1. La saison 1974-75 est à classer dans le rayon, bien chargé, des regrets. Tout débute pourtant bien. Les Crocos sont intraitables à Jean-Bouin où Marseille s’incline une nouvelle fois 3-1. Nîmes est même en tête du championnat au mois d’octobre.


    Lors de la saison 1974-75, Nîmes rate une place Européenne pour un point

    Mais la machine s’enraille. À quatre journées du terme, Boissier, Augé, Schilcher et les autres sont toujours sur le podium. Malheureusement une défaite à Lens et un nul contre Troyes font chuter Nîmes à la quatrième place. Les Crocos ratent la qualification européenne pour un point. Comme dix ans plus tôt, le Nîmes Olympique a laissé passer trop de belles occasions sans rien récolter. Ne décrochant que des places d’honneur, les Crocos ont encore laissé passer le train du succès.

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    Dernière édition par Admin le Mer 12 Sep - 15:36, édité 1 fois
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 7 Aoû - 12:27

    NÎMES OLYMPIQUE 1976-81 : une lente descente en enfer

    Après avoir joué les premiers rôles, les Crocos régressent de façon inexorable jusqu'à atterrir à l’échelon inférieur.

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    Gilbert Marguerite réalise sa meilleure saison en 1978-79 avec 21 buts en championnat (Photo / DR)

    La fin des "Seventies" marque déclin des Crocos qui finissent par tomber en D2 en 1981. La plus belle page de l'histoire du football Gardois se tourne alors.

    En 1976, la France se passionne pour les exploits européens des Verts de Saint-Étienne. Pendant ce temps, les Crocos entrent dans le rang. Alors, quand à quelques jours de la finale de la coupe d’Europe ASSE – Bayern Munich deux Stéphanois sont blessés lors d'un match contre Nîmes, tout le pays prend les Crocos pour cible. Les Verts perdent la finale et les Nîmois sont désignés comme en partie responsables de cet échec.

    Les Crocos sont hués, sifflés et insultés sur tous les stades où il se déplacent. À Bordeaux leur bus est même caillassé. Les Rouges terminent la saison en 11e position et avec une moyenne de spectateurs en baisse (6 205). Les départs de Mézy (à Lille) et Augé (à Montpellier) n’ont pas été compensés. Pour ses 40 ans, le club tire un bilan bien maussade.

    Jean-Claude Mith et les Nîmois s’imposent à Rennes 1-0, le 6 août 1976, pour l’ouverture du championnat de D1 (Photo / collection privée Matthieu Lecharpentier)

    L’année suivante n’est pas meilleure. Pourtant, le début du championnat est prometteur. Les Nîmois sont cinquièmes après onze journées. Mais ce n’est qu’un feu de paille car les coéquipiers de René Girard chutent de semaine en semaine. Ils sont même antépénultièmes à deux journées de la fin. Les Crocos se reprennent avec des victoires à Lille 2-1 et contre Rennes 6-2. Ils finissent 13e.  C'est chez les jeunes que l’on trouve des bonnes nouvelles. Ils trustent les titres dans la plupart des catégories. Le Nîmes Olympique devient le premier club Français à décrocher une quatrième coupe Gambardella (3-1 face à Reims). Ce record ne sera battu par Auxerre qu’en 1999.

    En 1979, Gilbert Marguerite est le deuxième meilleur buteur Français, derrière le Nantais Pécout

    La saison 1977-78 est marquée par un tournant historique. Le 23 janvier 1978, après deux défaites consécutives (à Metz 3-0 et à Lens 4-1), Kader Firoud laisse sa place d'entraîneur à Henri Noël. Le club est alors avant-dernier. Le légendaire coach du Nîmes Olympique aura passé 24 ans au club dont six comme joueur. Le choc psychologique est efficace puisque les Crocos se classent 13e. En revanche, la coupe de France est une grosse déception avec une élimination en 16e de finale par Dunkerque, une équipe de D2.


    Le 28 septembre 1979, Thierry Meyer et les Crocos font tomber le FC Nantes à Jean-Bouin 2-1 (Photo / DR)

    1979 est un rayon de soleil dans cette période difficile des Crocos. Le club trouve un buteur en la personne de Gilbert Marguerite. L'attaquant Martiniquais, au club depuis 1975, réalise sa meilleure saison avec 21 buts en D1. Il est le deuxième meilleur buteur Français du championnat, derrière le Nantais Éric Pécout (22 buts). Le 11 octobre 1978, la venue de Saint-Étienne attire 15 689 spectateurs au stade Jean-Bouin. C'est un des derniers grands moments des années 70, pour les supporter Gardois.

    Après 30 années au plus haut niveau (sauf 1967-68), le Nîmes Olympique plonge en enfer

    Si le Nîmes Olympique ne fait plus parti du gratin des club Français, ses jeunes joueurs sont toujours aussi prisés des sélectionneurs nationaux. Castagnino, Meyer et Ruffier sont appelés chez les Espoirs et les Olympiques, Christian Perez chez les juniors, Marijon en scolaire et Bonifacio en cadet. La relève semble être assurée. Il faudra compter sur elle car deux légendes quittent le club. André Kabyle et Michel Mézy (il était revenu de Lille en 1977, NDLR). Dans ces conditions, Henri Noël classe son équipe à une honorable onzième position en D1 pour 1979-80.

    Le pire intervient lors de la saison suivante. Les coéquipiers de Bernard Boissier ne se remettent pas d’un départ calamiteux. Après neuf journées, ils ne comptent que quatre points et aucune victoire. Malgré un beau sursaut à l’automne (7 points sur 8 possibles), le club ne peut éviter la deuxième relégation de son histoire. Après 30 années au plus haut niveau (sauf 1967-68), le Nîmes Olympique plonge en enfer. Une page heureuse se tourne et personne ne sait alors ce que l’avenir réserve...

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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 14 Aoû - 13:44

    NÎMES OLYMPIQUE 1982-98 : vogue la galère !


    Dans les années 1980 et 1990, les Crocos ont connu moins de hauts que de bas.




    Les Nîmois Touron et Préget face à l’Auxerrois Diomède lors de la finale de la coupe de France 1996 (Photo DR)


    Entre des échecs dans sa tentative de monter en D1 et la relégation en National, le Nîmes Olympique n'a vécu que trois saisons dans l’élite, une finale de coupe de France et une participation en coupe d’Europe.
    En cet été 1981, l’objectif est clair pour les Nîmois : la remontée en D1. Mais il faut attendre une saison supplémentaire. En juin 1982, Jean Bousquet devient le président des Crocos et quelques mois après le club retrouve la D1 à l’issue d’un match de barrage contre Tours. C’est la dernière grande émotion vécue  par les Crocodiles au stade Jean-Bouin.


    Les Crocos retrouvent la D1 en 1991

    Le retour dans l’élite est éclair, une saison puis, sans gloire, le club retourne en D2. Cette fois, il s’embourbe… Sept longues années de galère entre déception et échec dans l’exercice des barrages. Dans l’intervalle, le club s’est doté d’un nouveau stade ultra-moderne. C’est finalement en 1991 que le sésame tant désiré est décroché.


    Le 20 août 1983, le Nîmes Olympique bat Toulouse 3-0 au stade Jean-Bouin mais en tombe en D2 à l’issue de la saison (Photo DR)


    Revoilà Nîmes en D1. Son ambitieux président recrute du lourd avec Cantona, Vercruysse, Cuciuffo et bien d’autres. Mais il ne suffit pas d’additionner les talents pour faire une bonne équipe. Après six mois, Cantona quitte le club avec fracas et lors de la saison suivante, c’est une nouvelle relégation en D2 qui sanctionne des Crocos inconstants.
    Il faut alors reconstruire une équipe. René Exbrayat, le nouvel entraîneur, n'est pas loin de faire remonter le club mais il échoue d'un point.



    Laurent Tomczyk et le Nîmes Olympique sont champions du National lors de la saison 1996-97 (Photo DR)


    À l’issue de la saison, c’est Skoblar qui reprend le flambeau avec un bilan catastrophique. Il est vite remplacé par René Girard qui ne fait pas mieux. C’est alors Pierre Barlaguet qui redresse la barre mais qui ne peut empêcher l’impensable. Nous somme en 1995 et pour la première fois de son histoire, Nîmes va évoluer au troisième niveau.


    En 1996, le Nîmes Olympique devient le premier club de National à participer à une coupe d'Europe



    L’adaptation est très compliquée et les Crocos ne sont jamais dans le coup pour la montée en D2. Toutefois, ils brillent en coupe de France. Après avoir éliminé trois clubs de D1 (Saint-Etienne, Strasbourg et Montpellier), Nîmes accède à la finale. Auxerre l’emporte mais comme les Bourguignons sont champion de France, les Crocos sont qualifiés pour la coupe d’Europe des vainqueurs de coupes. Au même titre que Barcelone, Liverpool, la Fiorentina et le PSG. Dans ces conditions, il n’est pas très difficile de faire venir des joueurs de la qualité de Bazdarevic, Karwat et Di Fraya.



    Le Nîmes Olympique accueille les Suédois de Solna en octobre 1997, pour le 2e tour de la coupe des coupes (Photo DR)


    1996-97, les Nîmois font honneur au football français. En coupe d’Europe, ils éliminent les Hongrois du Kispest Honved et ils sont éliminés par les Suédois de Solna. Le bilan continental est très positif avec trois victoires en quatre matches. En championnat, la montée est décrochée sans trop de frayeurs.
    Pour son retour en D2, le Nîmes Olympique vit une saison sans tourment mais aussi sans passion (15e sur 22). Les coupes ne procurent pas plus d'émotions avec des éliminations à Pau en coupe de France et à Poitiers en coupe de la Ligue. Le club compte alors 950 abonnés et une moyenne de 4 929 spectateurs.
    Lors de cet été mémorable, le France décroche son premier titre de champion du monde et cela fait déjà cinq ans que les Crocos ont quitté la D1. Pourtant, la pénitence ne fait que commencer…


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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 21 Aoû - 12:05

    NÎMES OLYMPIQUE 
    1999-2018 : l’enfer, le purgatoire et … le paradis

    Les supporters Nîmois ont souffert pendant de nombreuses années, en Ligue 2 et en National, avant de retrouver l’élite.


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    Le 4 mai 2018, les Crocos retrouvent la Ligue 1 après 25 ans d’absence (Photo Jean-Claude Azria).


    En 19 ans, les Crocos connaissent 16 entraîneurs et 8 présidents. Pourtant, le club végète en Nationale ou en Ligue 2. Mais c’est au pire de la tourmente que le Nîmes Olympique entame sa marche triomphale, vers un retour au plus haut niveau.

    En cette fin des années 1990, les Nîmois se redécouvrent une passion pour la Coupe de France. Cette compétition qu’ils n’ont jamais remportée, et où ils ont échoué en finale à trois reprises (1958, 1961 et 1996). Les joueurs de Serge Delmas accèdent aux ½ finales, sans avoir affronté d’équipes de D1 ou de D2. Malheureusement, l’aventure s’arrête à Nantes par une défaite 1-0. L’année suivante, à Bordeaux, c’est en quart-de-finale, que les Crocos sont éliminés 1-0. En championnat, le maintien est décroché tranquillement.

    Trois demi-finales de coupe de France en six ans

    L’attaquant Mickaël Pagis termine 2e du classement des buteurs avec 16 réalisations. En 2000-01, Dominique Bathenay, mène les Nîmois, à la 8e place de la D2. C’est le meilleur classement depuis 5 ans, et il est encourageant. Mais la déception est à la hauteur des espoirs. En 2002, le Nîmes Olympique ne remporte que cinq matches de championnat et tombe en National pour la deuxième fois en sept ans. Comme souvent, à cette époque, la coupe redore le blason du Club.



    Lors de la saison 2007-08, Robert Malm est le grand artisan de l’accession en Ligue 2 (Photo Jean-Claude Azria)


    Après avoir sorti l’AS Monaco en quart-de-finale, les coéquipiers de Johann Charpenet s’inclinent à Lorient 1-0. Encore raté. Sans être désespérée, la situation est grave. En trois ans, quatre présidents se sont succédés (Landes, Arnoux, Clamens et Coencas). Le nouvel homme fort des Crocos s’appelle Jean-Louis Gazeau, et il entame un mandat de 12 ans. Toutefois, rien n’y fait. L'équipe n’arrive pas à se défaire de ce championnat. Pendant six longues années, le Nîmes Olympique doit affronter des clubs comme Noisy-le-Sec, Raon-L’étape, Roye, Moulins, Yzeure et Romorantin.
    Sur le Banc, François Brisson et Régis Brouard échouent dans leur mission de faire remonter le club. Didier Ollé-Nicole également, mais il parvient à hisser les Crocos en ½ finale de la coupe de France. Lors de cette saison 2004-05, le Nîmes Olympique élimine quatre clubs de Ligue 1 (Saint-Etienne, AC Ajaccio, Nice et Sochaux) avant d’être stoppé en ½ finale à Auxerre 2-1. La libération intervient en 2008, malgré un départ chaotique.

    18 000 supporters contre Laval, pour la remontée en L2

    Au mois de décembre, Jean-Luc Vannuchi doit sauver le club de la relégation, après des passages ratés de Régis Brouard et Laurent Fournier. Le mercato d’hiver est déterminant. Robert Malm arrive, et il propulse l’équipe avec une statistique hallucinante : 16 buts en 16 matches. Il n’en faut pas plus pour envoyer le Nîmes Olympique en Ligue 2. Lors de l’ultime rencontre de la saison, face à Laval, les Costières sont bondées de 18 000 supporters.



    En juin 2012, Victor Zvunka devient le 42e entraîneur du Nîmes Olympique (Photo objectifgard.com / MA)


    Mais l’adaptation à la Ligue 2 est difficile. Après la 17 journée, le club est dernier avec neuf points de retard sur Guingamp, le premier non relégable. Jean-Luc Vannuchi est alors remplacé par Jean-Michel Cavalli. Le technicien Corse rattrape le retard et décroche le maintien lors de la dernière journée à Brest (victoire 2-1). C’était inespéré. Cependant, Nîmes n’a fait que repousser l’échéance. En 2011, alors que l’équipe est neuvième à la trève, Jonathan Ayité et Benjamin Moukandjo quittent la Gard pendant le mercato d’hiver. Avec la perte de ses deux meilleurs éléments, le club sombre et retombe une troisième fois en National.



    Renaud Ripart, lors de Nîmes – Clermont 1-1, le 4 novembre 2016 (Photo Anthony Maurin / Objectif Gard)


    Thierry Froger, l’entraîneur, fait place aux jeunes et avec les Benezet, Hsissane, Parpeix et Poulain, il remonte immédiatement. L’année suivante est une réussite, avec une huitième place pour les joueurs de Victor Zvunka. Mais sur la longueur, le Nîmes Olympique ne progresse pas. En avril 2014, Jean-Louis Gazeau vend le club, et Jean-Marc Conrad devient le nouveau président. Quelques mois plus tard, l’affaire des matches présumés truqués explose en pleine figure des Nîmois. La ligue sanctionne le Nîmes Olympique avec huit points de pénalité pour la saison 2015-16. Rani Assaf prend alors le pouvoir. La mission est impossible, et en novembre 2015, José Pasqualetti démissionne.
    C’est Bernard Blaquart qui est désigné pour le remplacer à la tête de l’équipe. Le résultat est immédiat puisque le nouveau coach obtient un maintien inespéré. L’année suivante les Crocos ratent les plays-off pour un point et en 2017-18, c’est la consécration avec une accession en Ligue 1. Nîmes revient de très loin et débute son championnat avec deux victoires dont une contre Marseille 3-1. 
    Cette histoire est belle, parfois triste, et la suite reste à écrire.
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mar 28 Aoû - 10:15



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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mer 12 Sep - 15:12



    Il y a 22 ans, le 12 septembre 1996 en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, le  Nîmes Olympique s'impose au 1er tour contre le  Kispest Honved 3-1
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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mer 3 Oct - 9:31








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    Re: L'HISTOIRE DU NO

    Message par Admin le Mer 3 Oct - 9:44

    IL Y A 30 ANS - Le 3 octobre 1988 des crocos  nîmois

    Les joueurs  nîmois de 1988 n’ont pas oublié ce jour tragique. Deux d'entre-eux nous livrent leurs souvenirs.  

    Les Crocos Didier Combe et Philippe Debaty, se rappellent du jour où Nîmes était sous les eaux.

    Elle n’est pas restée dans les mémoires, cette maussade saison 1988-1989. Il faut dire que les Nîmois avaient d’autres préoccupations que les ballons. Tous les joueurs avaient rendez-vous pour s’entraîner.


    Philippe Debaty avec le maillot du Nîmes Olympique face à l'OM

    Chez les Crocos, qui viennent de faire match nul à Clermont 1-1, c’est direction l’hippodrome des Courbiers. Alors quand Philippe Debaty quitte son appartement de la rue Bec de Lièvre, il est stoppé très rapidement. « Sur le boulevard Victor Hugo, c’était un torrent d’eau et de boue. Dans la rue, les gens nous demandaient de l’aide », se souvient le gardien de but. À ce niveau, traverser le boulevard est trop dangereux. Pourtant, il souligne que « cela aurait été pire, s’il n’avait pas eu le trou du chantier du Carrée d’art en construction ». En effet, la quantité d’eau retenue sur le chantier est estimée à 500 000 m3. Dans ces conditions, il était difficile de reprendre l’entrainement quelques jours plutôt : « nous étions hagards, nous n’avions pas envie de reprendre. »


    Didier Combe (à gauche) et Vincent Bracigliano à la fin  des années 1980


    Didier Combe en 2018  

    Son coéquipier, Didier Combe comptait bien lui aussi se rendre à l’entraînement. C’est sans se douter de ce qu’il se passait qu’il quitte le foyer familial d'Aubais, en compagnie d’Olivier, son frère. « Mais en arrivant à Langlade, ma voiture avait de l’eau jusqu’aux vitres. » Mais la 205 GTI n’ira pas beaucoup plus loin, « à Milhaud, le véhicule s’est noyé. Dans la rue nous avions de l’eau jusqu’à la taille. » C’est en s’agrippant de portail en portail que les deux frères se déplacent.

    « Je m’en souviendrai toute ma vie »

    À ce moment, le défenseur nîmois se fait une réflexion : « je me suis dit que les gens qui étaient dans le malheur, c’est peut-être ceux qui viennent nous encourager le week-end. Quand tu vois ta ville dans cet état, ça fait mal au cœur. Je m’en souviendrai toute ma vie. »

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