NO-crocos sans frontières

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    EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

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    Re: EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

    Message par Admin le Mer 14 Nov - 8:47

    Marseille : l'ex croco Fabien Barrillon, le guerrier silencieux

    L'ancien joueur de Consolat retrouve cet après-midi ses anciens coéquipiers


    Fabien Barrillon est une figure du football provençal. Formé à l'OM, il a aussi porté les couleurs de Cassis-Carnoux, Istres et récemment Consolat.

    Le ton est posé, les fantaisies interceptées, la sobriété est, elle, chevillée à ses pensées. Tel le lac d'Annecy qui borde depuis cet été son quotidien, Fabien Barrillon évite les remous au moment d'évoquer les souvenirs noués avec feu-Consolat, son ancienne demeure. En seulement deux saisons passées dans le club des quartiers Nord, l'Aubagnais a tout connu. Des joies d'une aventure hors du commun bouclée amèrement à un cheveu d'une accession historique en Ligue 2, aux affres de la descente aux enfers. Ses choix de carrière, ses analyses et son introspection sont assaisonnés d'une belle poignée d'humilité. En témoigne le recul pris au moment d'évoquer son premier retour à Marseille, le 20 octobre dernier.

    Devant les membres de sa famille qui ont garni la tribune du stade Roger-Lebert, l'antre d'Endoume, Fabien et ses partenaires boivent le bouillon (1-0). Contraint de modifier son plan de jeu, Helder Esteves rappelle alors Barrillon sur le banc. Ce camouflet, il l'a rapidement sacrifié sur l'autel du bien commun.

    "À cet instant j'étais vraiment dégoûté, mais en étant honnête il a eu raison vu qu'on a égalisé (1-1)", concède le défenseur formé à l'OM. Ce dernier ne va pas non plus se réjouir d'avoir ouvert son compteur but, le week-end passé, sous les couleurs haut-savoyardes. "C'est le cadet de mes soucis vu qu'on a perdu face à Fréjus (1-3)", assène-t-il d'une froideur digne de son sang lorsqu'il s'essaie à la relance.

    Pudeur, simplicité et humilité

    Sans cette modestie, Fabien n'aurait sans doute jamais renoncé à six ans de Ligue 2 pour porter les couleurs du GS Consolat. Au chômage après sa délicate parenthèse cristolienne, il contacte durant l'été 2016 Nicolas Usaï, alors en poste à la Martine, afin de s'entretenir physiquement. L'éphémère stage, en attente d'un contact avec un club professionnel, s'est finalement transformé en bail longue durée. Clef de voûte de l'effectif du président Mingallon, Barrillon s'épanouit au sein d'une "vraie bande de potes".

    "On a failli réaliser un exploit avec le plus petit budget de CFA dans le championnat de National", s'enthousiasme-t-il. À son grand dam, ce groupe uni a ensuite été démantelé au gré des changements de dirigeants, staff et joueurs. Ce qui à ses yeux constitue la principale raison de la relégation de Consolat en National 2. Néanmoins ne comptez pas sur lui pour baisser les bras en plein cœur de la tempête. Fabien Barrillon est resté fidèle à ses principes, tentant de maintenir le cap tant bien que mal. "Il a été exemplaire jusqu'au bout, se souvient Dominique Bijotat qui l'avait intronisé capitaine à son arrivée. On a connu des difficultés sur la ponctualité, l'hygiène de vie et bien d'autres choses. Ce n'était pas facile à gérer, mais Fabien est toujours resté droit dans ses bottes."

    Ancien voisin de vestiaire à Consolat, Salim Mramboini opine du chef : "Tu ne peux pas rester les bras croisés quand un partenaire se met minable. Au-delà de sa qualité individuelle, qui en faisait un de nos meilleurs joueurs, c'était le moteur de notre collectif."

    Un moteur électrique serait-on tenté de dire. Si Barrillon est souvent érigé en patron, il le doit plus à son comportement qu'à de bruyantes prises de parole. "Entre Istres et Annecy, il est resté le même. Il est toujours aussi timide, on ne l'entend pas beaucoup", plaisante Nassim Akrour. "Il est devenu mon capitaine de par son vécu et son expérience, même si je m'appuyais sur d'autres joueurs pour gérer l'aspect motivation", explique pour sa part Bijotat.

    Rare satisfaction de cet exercice chaotique, la bonne tenue de la défense centrale n'est pas un hasard. Il a notamment permis au jeune et talentueux Ahmed Soilihi de s'installer à ses côtés. "Il n'a pas forcément cette envergure qui permet d'encadrer la progression des jeunes. Cela s'explique par sa pudeur et son humilité. C'était plutôt aux autres de le regarder et de s'en inspirer", détaille Bijotat.

    En écho à sa carrière, Fabien Barrillon aborde donc avec une extrême simplicité son retour à la Martine : "Ce sera un match comme un autre". Parole d'un guerrier silencieux.

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    Re: EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

    Message par Admin le Ven 16 Nov - 19:54

    Nîmes : André Kabile : les 80 ans d'une gloire de Nîmes Olympique.

    FABIEN ARNAUD - Midi Libre - 16/11/2018 -

    L'ancien footballeur d'origine martiniquaise a effectué quinze saisons au sein du Nîmes Olympique, dans les années 60-70. Ce vendredi, avec un jour d'avance, il fêtait ses 80 ans entouré de sa famille et de ses amis.

    André Kabile. Un nom qui parle aux supporters "historiques" du Nîmes Olympique, qui ont suivi le parcours du club dans les années 60 et 70. Ce défenseur de grand talent, originaire de la Martinique, a effectué toute sa carrière professionnelle sous les couleurs "rouge et blanc", jouant 431 matches et marquant 7 buts en Division 1.

    En 1978, à 40 ans, il restait fidèle au département et rejoignait le club de La Grand-Combe, où il continuait à s'illustrer au plus haut niveau régional.  

    Ce vendredi 16 novembre, avec un jour d'avance, André Kabile a fêté son 80e anniversaire au Mas Merlet, à Nîmes, entouré de sa famille et de ses amis. Aujourd'hui encore, le footballeur continue à jouer tous les mardis sur le stade Jean-Bouin, avec le club des agents municipaux de Nîmes et pratique aussi le vélo.  





     

    Source : Midi Libre
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    Re: EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

    Message par Admin le Mer 21 Nov - 18:09

    Interview de Nicolas Puydebois, ex gardien croco, qui a encaissé le but le plus rapide de l'histoire de la Ligue 2 avec le Nîmes Olympique.

    21/11/2018

    Il a gagné trois titres de champion de France avec l'OL, il a encaissé le but le plus rapide de l'histoire de la Ligue 2 avec Nîmes, il s'est fait recadrer par Jean-Michel Aulas sur Twitter. Nicolas Puydebois, troisième gardien de Lyon de 2002 à 2005, en a vécu des aventures. Mais quel gardien français peut se vanter aujourd'hui d'avoir pris un but de Ruud van Nistelrooy ? Pas beaucoup... Interview.

    Nicolas, votre père Roland était déjà gardien de but et a même entraîné les gardiens de but du centre de formation de l’OL. Est-ce que c’est lui qui vous a donné envie de devenir portier à votre tour ?

    Oui, j’ai voulu faire comme lui, j’ai voulu suivre ses traces. Gardien de but, c’est une vocation ! On n’est pas gardien par hasard. On aime ce poste, on aime les responsabilités et on assume les responsabilités. Mon père, lui, ne voulait pas forcément que je le devienne. Il savait qu’il n’y avait qu’un seul numéro 1 dans une équipe et que les places étaient beaucoup plus chères à ce poste. Et ça s’est vérifié… (Rires)

    A l’époque, comment avez-vous intégré le club de l’Olympique Lyonnais ?

    J’ai débuté à l’AS Buers Villeurbanne. Puis, un copain à moi a signé à l’OL. Son père est passé à un de mes entraînements et il a dit à mon père qu’il recherchait un gardien. Je suis donc devenu le gardien de l’équipe 5 des poussins de l’OL. Comme quoi… on peut partir de loin et arriver là où je suis arrivé.

    On sait que votre taille et votre poids ont toujours posé problème à l’OL dès les plus petites catégories. Comment avez-vous surmonté tout ça ?

    Oui, en effet… (Rires) A 14 ans, on m’a même fait passer une radio des poignets pour savoir si j’allais grandir. Pour être tout à fait honnête, mon objectif n’était pas forcément de devenir pro. Je voulais atteindre les U15 Nationaux. Bien sûr, il y avait toujours ce petit rêve au fond, mais je savais que je n’avais pas les qualités pour prétendre à devenir pro. Au fur et à mesure de mon évolution et du travail que j’ai effectué, je me suis permis de rêver.

    A en croire Wikipédia, vous avez remporté la Coupe Gambardella…

    Je vous coupe tout de suite. C’est une erreur ! Je n’ai jamais remporté la Gambardella (Rires)

    Par contre, avec Lyon, vous avez bien remporté deux championnats de CFA. Quels souvenirs gardez-vous de votre période foot amateur ?

    Ce qui m’a le plus marqué, c’est la finale du championnat de France – de 17. On avait perdu 3 à 0 contre Bordeaux. C’était l’époque Feindouno… Je m’en souviens car c’était le 1er grand événement auquel je participais. Au centre de formation de l’OL, que ce soit en – de 15, – de 17, ou plus haut, on s’habitue à gagner. A cette époque-là, nos équipes de jeunes étaient pratiquement toutes en tête de leur championnat. A l’OL, j’ai appris la culture de la victoire et quand je suis arrivé à Strasbourg, j’ai appris à perdre. Sans rire ! A Lyon, durant toute ma carrière, j’ai appris à gagner. Avec Strasbourg, je n’ai gagné que 5 matchs dans la saison, j’ai appris ce que 95% des footballeurs connaissent : perdre. Des champions de France et des clubs qui jouent tous les ans la Coupe d’Europe, il n’y en a pas tant que ça ! On va dire que j’ai commencé avec la cerise sur le gâteau. Après, en tant que 2e gardien, quand on part du meilleur club français, on part forcément pour moins bien… En terme de qualité d’effectif, je savais que je ne pouvais pas prétendre aux mêmes résultats avec Strasbourg.

    Que représente l’OL pour vous ?

    C’est le club de mon cœur. J’ai eu la chance d’être supporter, de vivre le 1er titre dans l’intimité du groupe et de faire mes premiers matchs en pro avec mon club formateur. Jouer avec son club formateur dans le stade où on a été depuis tout petit, en effet, c’est un aboutissement. J’ai eu la chance d’être au bon endroit, au bon moment. Jouer la Coupe d’Europe avec mon club de cœur, ça n’a pas de prix. Avec les qualités que j’avais, on peut dire que j’ai quand même eu une bonne étoile au dessus de ma tête…

    Quel est votre plus beau souvenir au club ?

    Mon plus beau souvenir ? C’est le 1er titre de champion de France le 4 mai 2002. En plus, c’était le 1er titre de mon club. C’était important pour l’OL, les supporters et la ville. C’est une chance d’avoir participé à ça. Sinon, le plus gros moment de ma carrière, c’est le match face à Manchester United en Ligue des Champions. C’était des mecs que je regardais à la télé à l’Euro 2004 et quelques mois après je jouais contre eux. Dans ce genre de match, il faut gérer le stress et savoir appréhender ce genre d événement. J’ai eu la chance de vivre pas mal de choses… Il y a aussi la Coupe du Monde des – de 20 ans en Argentine en 2001 avec l’équipe de France Espoirs. C’était la génération des Cissé, Mexes, Bruno Cheyrou… Sans compter les rencontres qu’on peut faire, les villes dans lesquels on s’est installé comme Nîmes ou Strasbourg. C’est difficile de sortir un moment plus qu’un autre.

    Et à l’inverse votre pire souvenir ?

    Mon pire souvenir, c’est le jour de mon départ de l’OL. Le dernier match, c’était contre Nice, on avait fait un nul (0-0). Paul Le Guen devait me faire rentrer à la 60e minute à la place de Coupet, mais il y avait 0 à 0 et Paul ne voulait pas que je gâche mon image et que je fasse une mauvaise prestation. Il était même prévu que je fasse une petite accolade avec Grég. Je n’ai pas eu le droit à ça… C’est un mauvais moment mais il y a pire que ça dans la vie.

    Quand on est gardien numéro 3 de l’équipe, rôle que vous avez joué au départ à Lyon, est-ce qu’on garde en tête le poste de numéro 1 ?

    Non et c’est d’ailleurs pour ça que je suis parti de Lyon. L’idée, c’était de passer 2e gardien. J’avais la lucidité que je n’avais pas les qualités pour être numéro 1. Je savais que quand Grég (Coupet) allait s’en aller, ils ne me prendraient pas moi pour le remplacer. Et quand il est parti, ils ont acheté Hugo (Lloris). J’étais peut-être une bonne doublure mais je n’avais pas les qualités. Je n’étais pas destiné à ça.

    Difficile de viser le poste alors qu’il y avait un gardien comme Grégory Coupet dans les cages…

    Oui. Grégory Coupet titillait Fabien Barthez en Équipe de France, c’était donc compliqué pour moi. On s’est tiré mutuellement vers le haut. Il avait 9 ans de plus que moi, beaucoup d’expérience et d’avance par rapport à moi. Mais Grég est mon ami. En plus de se faire progresser, on travailler sereinement. C’était une période géniale dans ma carrière. J’ai gardé contact avec lui et on se voit de temps en temps, mais c’est difficile depuis qu’il est devenu entraîneur des gardiens de l’OL car il a moins de disponibilité. Mais j’ai toujours autant de plaisir quand on se revoit.

    Au final, vous avez disputé quelques matchs de Ligue des Champions avec Lyon dont un match face à Manchester United.  Comment avez-vous vécu ce match face à cette équipe mythique ?

    La première mi-temps, j’ai été spectateur. D’ailleurs, Joël Bats me l’a rappelé gentiment à la pause. J’étais un peu pris par l’enjeu. En seconde période, j’ai vraiment profité. Mais, je n’avais pas l’expérience nécessaire pour en profiter pleinement. D’ailleurs, aujourd’hui, je n’ai que des bribes de souvenirs de cet événement. J’étais plus dans la concentration que dans l’instant présent.

    Prendre un but de Ruud van Nistelrooy. Finalement, avec du recul, c’est une fierté ?

    Prendre un but quand on est gardien ? Aucune fierté. Même si je suis bien conscient qu’un gardien qui ne prend pas de but, c’est un gardien qui ne joue pas. Le seul plaisir que j’ai eu, c’est d’entendre le public scander « Ruud ! Ruud ! Ruud ! », mais j’aurais préféré m’en passer pour être franc.

    Avez-vous des regrets par rapport à votre carrière ?

    Si vous m’aviez posé la question 5 ans en arrière, j’aurais dit oui. Aujourd’hui, toutes les personnes que je connais, que je croise, j’ai pu les rencontrer grâce aux choix que j’ai fait, bons et mauvais. J’aurais pu faire une meilleure carrière, c’est sûr, mais avec la maturité, je n’ai pas forcément de regret.

    Vous avez fait un passage à Strasbourg et un passage à Nîmes. Que retenez-vous de ces deux aventures ?

    J’ai appris le métier de footballeur dans ces moments-là. La vie que j’ai connu à l’OL, c’est la vie de 1 ou 2% de footballeurs. Je m’en serai contenté, c’est sûr, mais je n’avais pas les qualités pour vivre ça toute ma carrière. Peu importe où j’ai été, les clubs pour lesquels j’ai évolué, j’ai toujours eu des choses à jouer. Avec l’OL, on disputait le titre chaque saison, avec Strasbourg, on jouait la montée… Je n’ai jamais été dans le ventre mou. Que ce soit positif ou négatif, je n’ai jamais terminé ma saison à 5 matchs de la fin. C’est délicat à gérer mais tout aussi intense à vivre.

    Vous avez encaissé le but le plus rapide de l’histoire de la ligue 2 à la 8e seconde de jeu avec Nîmes, sur un long dégagement de Rémi Maréval face au FC Nantes. Pouvez-vous nous raconter ? Qu’est ce qu’on se dit quand on encaisse un but comme celui-là ? Est-ce anecdotique ?

    Anecdotique ? Non, pas tant que ça quand on connaît la suite… On m’a toujours dit qu’il fallait marquer sa carrière d’une manière ou d’une autre, moi c’était d’une autre (Rires). A chaque fois, on me parle moins de mes trois titres de champion de France que de ce but… Lors de ma mort, pendant le discours à l’enterrement, on en parlera (Rires). Ça va me suivre. Mais bon, en même temps, on peut s’en souvenir. J’ai eu la chance de jouer à ce niveau-là alors j’assume mes responsabilités, le bien comme le moins bien.

    Comment avez-vous géré votre après-carrière ?

    Ce n’était pas évident. On n’est pas forcément accompagné. Même en étant très terre à terre et pragmatique, on est quand même dans notre bulle. Un joueur pro touche de gros salaires et on sait qu’on est des privilégiés. On n’a pas la même vie que monsieur et madame tout le monde. Quand on rentre dans la vie active, on ne sait pas ce que c’est que de travailler. On trébuche mais on progresse car on apprend toujours de ses erreurs.

    Aujourd’hui, vous êtes chroniqueur pour le site olympique-et-lyonnais.com. Journaliste est un métier qui pourrait vous correspondre pour la suite ?

    Non, ce n’est pas mon métier, c’est un divertissement. Ça me permet de garder un œil sur l’OL et de donner mon avis. Parfois, je me fais remonter les bretelles par le président mais ça fait partie du jeu médiatique. En ce moment, je fais aussi de la gestion de patrimoine, c’est plutôt ça ma vie d’après. J’aide les gens à préparer leur avenir.

    « Monsieur Puydebois, n’ayez pas l’outrecuidance de vous croire compétent pour juger vos pairs, souvenez-vous de votre niveau de joueur et restez calme ! »… Comment avez-vous vécu les commentaires du président Jean-Michel Aulas sur Twitter ?

    Ce n’était pas agréable, bien sûr. Je sais qui je suis et je n’ai pas forcément de problème avec ça. Jean-Michel Aulas qui vous interpelle, c’est repris dans tous les médias, c’est normal. D’un épiphénomène, on en fait un tsunami. Et comme je l’ai déjà dit, quand on s’approche trop près du soleil, on se brule. Ça ne m’empêche pas de commenter les prestations de l’OL. Quand je dis des choses sur Lyon, c’est parce que j’aime ce club. Le président a le droit de ne pas être d’accord. Il y a beaucoup plus grave dans la vie que de se faire tancer par M. Aulas sur Twitter…

    Quelles sont vos relations avec lui aujourd’hui ?

    On a vaguement échangé l’année dernière dans notre émission sur olympique-et-lyonnais.com. On a discuté brièvement et c’était plutôt sympa. Il est reparti souriant et moi aussi. L’affaire est close jusqu’à la prochaine. Après, il est dans son rôle. Il défend son club, son institution, ses joueurs, comme quand j’étais gardien au club. Il continue d’être le bon président qu’il est.

    Vous avez joué avec Juninho, Edmilson, Grégory Coupet, Sonny Anderson, Sidney Govou, Éric Abidal, Florent Malouda et d’autres. Avec qui avez-vous gardé contact ?

    Je suis toujours pote avec Grég, Sidney, Sonny, Pierre Laigle, Eric Abidal, Réveillère, Malouda. Je n’ai pas de contacts réguliers avec eux mais quand on se voit, on a toujours plaisir à échanger. Malgré tout, on avait la chance de s’apprécier sur et en dehors des terrains. C’est pour ça qu’on avait de bons résultats. On était une bande de copains d’abord. J’ai eu le privilège de jouer avec de très bons joueurs mais qui étaient d’abord de bons mecs. D’ailleurs, un footballeur est meilleur quand il est un bon mec.

    Vous êtes entraîneur des gardiens de but du club de Pontcharra. Comment ça se passe ? J’imagine que Joël Bats est une grande source d’inspiration pour vous à ce poste ?

    J’accompagne aussi l’équipe première du club les jours de match. J’essaye de partager avec eux mon expérience. Entraîner les gardiens, ça me plaît ! On crée des liens, on essaie de les faire progresser, on les voit évoluer, on leur apprend à prendre du plaisir car c’est avant tout un jeu. Après, on peut prendre du plaisir en étant bon et en gagnant des matchs. Ce sont des moments de partage. Forcément, je m’inspire de ce que j’ai vécu avec Joël Bats et plein d’autres entraîneurs de gardiens comme Alexander Vencel que j’ai eu à Strasbourg. Forcément, on grandit de l’expérience que nous ont transmis nos différents coachs. Le but, c’est de moi, à mon tour, transmettre et partager. Je veux rendre au foot ce que le foot m’a donné, à petite échelle mais du mieux que possible.


    Source : Actufoot
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    Re: EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

    Message par Admin le Sam 24 Nov - 17:37

    L’ancien défenseur croco Jacky Novi, formé au Nîmes Olympique a vécu une riche carrière qui l’a vu jouer à l'Olympique de Marseille, au Paris Saint-Germain, à Strasbourg et en équipe de France.

    Il a ouvert pour objectif gard, la boite aux souvenirs.


    À quelques heures du match en le RC Strasbourg et le Nîmes Olympique, le Bellegardais évoque son passage dans les deux clubs. Mais il se souvient aussi de L’OM, du PSG, des Bleus, de Pelé, de Cruyff et des autres.

    Objectif Gard : À quel âge êtes-vous arrivé au Nîmes Olympique ?

    Jacky Novi : « J’habitais à Bellegarde, mais je n’avais jamais signé nulle part. Je jouais juste avec mes copains. Puis, quand je suis entré au collège Dhuoda, j’ai intégré l’école de football de Nîmes. J’avais 12 ans et mon coach était le Croco Robert Venturi. Il fallait choisir entre le football et l’école, j’ai choisi le ballon. Mais j’ai pensé à un moment à faire autre chose. ».

    Pour quelle raison ?

    « Parce que Nîmes avait fait signer des stagiaires, mais je n’étais pas du lot. Du coup, je suis allé travailler chez mon oncle à Pau. J’étais plombier-chauffagiste. C’est là que Jean Viala, qui s’occupait de la formation à Nîmes, a tout fait pour me faire revenir. »

    « Fait ton sac ! Demain tu joues avec nous à Reims »

    Quel souvenir gardez-vous de vos débuts en pro ?

    « J’étais chez moi, à Bellegarde, en train de manger ma soupe. En regardant par la fenêtre, j’ai vu Marcel Rouvière et Raymond Legrand (un journaliste nîmois, NDLR) qui étaient derrière le grillage. Rouvière m’appelle et il me dit : « Fait ton sac ! Demain tu joues avec nous à Reims ». Quelques mois plus tard, Jean Bandera et Pierre Barlaguet se sont blessés. Je suis alors rentré pour ne plus quitter le groupe. »

    Avec qui partagiez-vous la défense centrale à Nîmes ?

    « Il y a eu Charles-Alfred, Henri Augé et René Andréo. Et puis le phénomène Kabyle est arrivé. Mais à cette époque, pour avoir une notoriété, il fallait avoir 30 à 40 matches. »

    Vous avez eu trois entraîneurs à Nîmes. Quel était leur caractère ?

    « Tomazover et Pibarot étaient pédagogues, orientés vers le jeu. Quant à Kader (Firoud), c’était un meneur d’hommes, basé sur le physique. Selon le résultat, il avoinait tout le monde et il valait mieux ne pas lui répondre. Derrière, Marcel Rouvière passait pour nous aider à digérer l’engueulade. J’ai adoré cet homme. »

    Charly Loubet, l’ancien Croco Michel Perchey et Jacky Novi (collection privée Alain Perchey)
    Les jeunes joueurs étaient-ils bien soutenus par les cadres ?

    « J’ai joué avec des gars bien comme Bandera, Barlaguet, Parodi et Djebaili. Quand je faisais une connerie, au lieu de m’engueuler, ils corrigeaient mon erreur. »

    Comment passait-on le temps pendant les longs déplacements ?

    «Dans le train ou le bus, avec Djebaili et Parodi, on jouait au rami. Je me souviens que Charles-Alfred avait toujours le "Paris-Turf" car il jouait au tiercé. Moi je lisais la revue "Historia" surtout les numéros consacrés à la Seconde Guerre mondiale. »

    Il y avait-il souvent des imprévus lors de ces voyages interminables ?

    « Oui, une année, nous sommes partis à Nantes, mais il y a eu des grèves de trains. On s’est retrouvé sans hôtel. À la gare de Lyon, il y avait un restaurant qui s’appelait "La Provençale". Le patron était un supporter des Crocos et il nous ouvert les portes. Nous avons dormi sur les tables du restaurant avec nos sacs en guise de coussin. À Nantes nous n’avons jamais aussi bien joué et on a gagné 2-0. »

    Le stade Jean-Bouin était-il si particulier qu’on le dit ?

    « Ce sont mes premiers souvenirs de football. Les spectateurs étaient très proches du terrain. En tant que Crocos on prenait beaucoup du plaisir à jouer dans ce stade. C’était mythique et un peu impressionnant lors des premiers matches.

    Vous avez ensuite signé à Marseille. Que reste-t-il de votre passage à l’OM ?

    « Là-bas, j’ai gagné deux coupes de France et un titre de champion. C’est aussi à Marseille que j’ai côtoyé deux joueurs extraordinaires. Josip Skoblar, le meilleur buteur européen et Roger Magnusson. Concernant le Suédois, j’ai vu des spectateurs changer de tribune pour être du coté où il jouait. Aujourd’hui il serait une super star. Avec l’OM j’ai vécu mon meilleur souvenir : la victoire en coupe de France en 1969. Sur la Canebière c’était du délire. On a plané pendant 15 jours. C’était aussi mon premier titre et j’ai marqué un but.

    « les Nîmois nous ont bien chambré »

    Quel accueil vous réservaient les Nîmois quand vous reveniez avec le maillot de l’OM ?

    « J’entendais quelques noms d’oiseaux, mais ça s’est bien passé quand même. Le pire ç'a été quand Nîmes nous a éliminé en coupe de France. Le match s’était joué à Alès et sur le chemin du retour les Nîmois nous ont bien chambré. »

    Après Marseille, vous revenez à Nîmes en 1973.

    « J’avais des bons contacts avec Michel Mézy et Kader Firoud. Je me suis dit pourquoi pas ? Mon contrat avec Marseille était terminé. J’ai signé pour deux ans avec Nîmes mais je suis parti au PSG, au bout d’une année. Just Fontaine me voulait alors je me suis engagé avec Paris pour trois ans. Ce passage à Nîmes ne me laisse pas un très bon souvenir parce qu’on n’avait pas fait une bonne saison. Et puis, dans ma carrière de Croco, le club a reçu des offres mais personne ne m’en a parlé. C’est après que je l’ai appris. Il y avait Nantes et Bordeaux qui me voulait.

    Quel souvenir gardez-vous de vos années parisiennes ?

    « Le club était en pleine construction. Il y a eu des hauts et des bas. À la fin de mon contrat, j’ai demandé à Daniel Hechter de le renouveler. Je voulais deux ans, il ne voulait pas. Gilbert Gress m’a appelé pour aller à Strasbourg. Alors Hechter a voulu absolument me garder mais j’avais donné ma parole aux Alsaciens »

    « Joël Tanter planquait des bières dans sa chambre »

    Passer de Paris à Strasbourg n’a pas été trop difficile ?

    « Non, c’était formidable. C’est une région qui aime le football. Nous l’avons senti quand on a été champion de France en 1979. J’ai été bien accueilli. Il faut dire que les résultats ont été bons. Je me souviens aussi de Joël Tanter qui était fort pour la rigolade, un vrai boute-en-train. Il planquait des bières dans sa chambre et on le rejoignait pour les boire avec lui. »

    Qu’avez-vous fait après votre carrière de footballeur ?

    « Je suis rentré chez Adidas, dans le département Arena qui fait des maillots de bain. Cela a duré neuf ans. J’étais basé ici et je couvrais la région du Sud-Est. »

    Pourquoi ne pas avoir continué dans ce secteur professionnel ?

    « En 1989, Bernard Boissier et René Girard m’ont proposé d’intégrer le centre de formation du Nîmes Olympique. Cela m’a plu et j’y suis resté trois ans pendant lesquels j’ai passé tous mes diplômes. J’étais responsable du centre de formation en charge du recrutement. »

    Quels sont les jeunes que vous avez vu passer pendant cette période ?

    « Didier Martel, Christophe Zugna, Hassan Kachloul, Éric Alibert, Ludovic Gros : ce sont des jeunes que j’ai fait venir. »

    Que s’est-il passé après ?

    « J’ai été au chômage pendant trois ans. Cela a été dur. Puis je suis parti entraîner Rodez, Fréjus, Alès et Istres. Cela me plaisait, construire une équipe et mettre en place un projet de jeu. C’était passionnant et c’est à l’OAC que je me suis le plus régalé. »

    Vous comptez aussi vingt sélections avec l’équipe de France. Cela doit avoir une place particulière dans votre carrière ?

    « (Il rigole) On étaient bien tous copains mais ce n’était pas la meilleure période. Je suis sorti sur une blessure contre l’URSS et c’est Adams qui a pris la place. C’est comme ça, c’est le football. Mais mon plus grand regret est de ne pas avoir joué une coupe du monde. Pour le mondial 1974, on est éliminé par la Suède sur un penalty que je provoque. Mais apparemment il n’aurait pas dû être sifflé. En 1966, la France était qualifiée et j’étais dans le pré-list, mais je n’ai pas été retenu. »

    « Je suis allé voir Pelé dans le bus pour lui demander un autographe »

    En quoi les Bleus étaient-ils différents de ceux d'aujourd’hui ?

    « À cette époque, il fallait laver son équipement et recoudre les trous dans les chaussettes. Pour ma première sélection, ma femme a mis mon survêtement dans la machine d'où il était ressorti tout délavé. Georges Boulogne m’a soufflé dans les bronches. Je vois mal un bleu actuel vivre la même chose. »

    Lors de votre carrière vous avez dû croiser des joueurs d’exceptions...

    « Salif Keita était le plus difficile à contrôler. En amical, j’ai joué contre Cruyff (avec le PSG, NDLR). Il y a aussi Pelé (avec l’OM). Pendant le match, j’ai passé un quart-d’heure à le regarder jouer. Je suis allé le voir dans le bus pour lui fait signer un autographe. Je l’ai toujours conservé avec moi. »

    Ce soir, Strasbourg va recevoir le Nîmes Olympique. Votre cœur va balancer ?

    « Non. Maintenant je suis passé à autre chose. Mais c’est vrai que je suis content que le Racing soit en L1. Que Nîmes se maintienne ce serait bien. Je revois les Strasbourgeois avec plaisir et les Nîmois aussi. »

    Propos recueillis par Norman Jardin pour objectif gard
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    Re: EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

    Message par Admin le Mar 27 Nov - 12:07

    Chavériat : "Nimes, un petit Saint-Etienne".

    Ancien Vert mais aussi ex-Nîmois, Loïc Chavériat suivra avec attention le match qui opposera ses deux anciens clubs ce mardi soir aux Costières en 16e de finale de Coupe de la Ligue (match à suivre en direct sur France 4, coup d'envoi à 19h00).

    Peux-tu nous rappeler le contexte de ton départ de Sainté pour Nîmes l’été 2003 ?
    J’étais en fin de contrat à Sainté. Je voulais trouver du temps de jeu dans un club ayant un bon projet. Je suis redescendu en National car Nîmes avait un très gros projet pour remonter en Ligue 2. Ils avaient mis les moyens au niveau du recrutement. Ça m’avait plu. Il y avait là-bas plusieurs autres anciens Verts comme Cédric Horjak, Charly Cirilli et Jean-Pascal Yao. Ça a aussi pesé dans la balance car je les connaissais. Je me suis dit que ça valait le coup de faire cette saison voire plus en cas de montée. On avait bien démarré mais hélas on a eu un coup de mou en cours de route. On a fini cinquième alors que les trois premiers montaient. Notre mauvaise période nous a coûté la montée. Reims et Dijon étaient montés, Brest aussi avec Ribéry. J’ai le souvenir que le niveau était relevé en National.

    Tu as joué cette saison-là avec un jeune joueur qui a fait bien plus tard le bonheur de Sainté pendant quatre saisons.
    Tout à fait, j’ai joué aux côtés de Renaud Cohade. Il avait 18 ans à l’époque et je sentais qu’il avait les qualités pour faire une belle carrière professionnelle. Malgré son jeune âge, c’était déjà un titulaire indiscutable avec nous et il abattait un gros travail au milieu de terrain. Il avait le jeu d’un joueur de 25 ans. Il avait un profil intéressant, je ne suis pas surpris qu’il ait tapé dans l’œil de clubs de l’élite. A l’issue de cette saison, il a d’ailleurs signé à Bordeaux avant de faire le bonheur de Strasbourg, de Valenciennes et bien sûr de Sainté. A 34 ans, il est capitaine et très performant avec le FC Metz de Frédéric Antonetti, qui domine la L2. Je suis content d’avoir côtoyé Renaud à Nîmes. C’était déjà un élément important de l’équipe, qui s’appuyait également sur quelques anciens comme Jean-Marie Pasqualetti et Nicolas Weber. On avait un bon groupe avec Stéphane Mangione et un très bon joueur mais un peu en dents de scie, Ali Boulebda. On avait un potentiel énorme sur le papier, mais tu sais très bien que le papier ne fait pas tout...

    Avec le recul, comment juges-tu ta saison à Nîmes ?
    J’ai fait une saison pleine, j’ai marqué des buts en championnat mais aussi en Coupe contre Lille notamment. Le hic, c’est que je n’étais pas fixé à un poste cette saison. J’ai joué milieu droit, milieu gauche, en six, en dix, en neuf… J’ai été trimballé un peu partout. Didier Ollé-Nicole avait testé pas mal de systèmes de jeu, du coup ce n’était pas évident de s’adapter. On a un peu tâtonné et on n’a pas récolté les points. L’entraîneur a fini par trouver un système efficace, un 4-4-2 dans lequel j’évoluais aux côtés de Mangione. On a fini en trombe mais c’était trop tard, on n’a pas pu finir dans les trois promus. Le président, Jean-Louis Gazeau, souhaitait me garder mais ça ne passait pas trop entre l’entraîneur et moi. Sur le plan humain, en dehors du foot, on s’entendait très bien. Mais on n’était pas sur la même longueur d’onde au niveau football. Il y a un potentiel énorme à Nîmes, on le voit en Ligue 1.

    Même si ton expérience chez les Crocos a tourné court, es-tu content d’avoir évolué dans ce club ?
    Je n’ai joué qu’une saison là-bas mais j’ai apprécié cette expérience. Il y a un potentiel énorme à Nîmes, on le voit en Ligue 1. Nîmes est comme un petit Saint-Etienne : il y a de très bons supporters qui vivent le foot, un stade à l’anglaise… Je trouve qu’il y a beaucoup de ressemblances. Le public encourage beaucoup son équipe, que ce soit à la maison ou à l’extérieur. A Nîmes il y a une ferveur qui me rappelle un peu Saint-Etienne, même si ce n’est pas tout à fait à la même échelle. Il n’y a que 20 000 places aux Costières, moitié moins qu’à Geoffroy-Guichard, mais ça respire le football. Je suis très content que ce club ait retrouvé l’élite.

    Comment juges-tu la saison des Crocodiles ?
    Je suis agréablement surpris de leur parcours. Dans l’euphorie de la montée, ils ont parfaitement négocié le tout début de saison. Ils ont ensuite eu un passage un peu délicat mais ils sont actuellement en milieu de tableau, c’est pas mal du tout pour un promu qui a le plus petit budget de l’élite. On dit toujours « ils vont craquer, ils vont craquer » mais je constate qu’ils ne craquent pas. Ils réussissent même quelques jolies perfs. Ils ont battu nettement l’OM, c’est l’une des très rares équipes à avoir accroché le PSG et ils viennent d’aller gagner à Strasbourg, où il est très difficile de ramener des points. Nîmes est une équipe qui n’a pas peur de jouer, qui joue son va-tout à fond et montre de la grinta. Sous l’impulsion de leur entraîneur Bernard Blaquart, les Crocodiles font du très bon boulot.

    Ils ont d’ailleurs tenu en échec les Verts aux Costières après les avoir pas mal bougés en seconde période.
    Oui, c’est ce que j’ai vu en visionnant le résumé de ce match auquel je n’ai malheureusement pas pu assister. Mais je pense que je vais regarder le match de Coupe de la Ligue. Pour faire un résultat à Nîmes, il faut être prêt physiquement. Les Nîmois imposent un rythme assez soutenu aux Costières. Et offensivement, c’est très fort. Ils ont de très bons joueurs, il faudra faire très attention. Nîmes a eu la meilleure attaque de la L2 la saison passée et compte actuellement la huitième en L1, ex aequo avec Sainté justement. Ce n’est pas un promu qui bétonne. J’ai l’impression que Umut Bozok revient bien et Rachid Alioui est également un joueur talentueux, c’est d’ailleurs lui qui a égalisé contre Sainté. Il me fait forte impression. Nîmes a plus de difficultés défensivement. Les Verts vont forcément avoir des occasions, à eux de les mettre au fond, ce qu’ils n’ont pas su faire vendredi dernier.

    Qu’as-tu pensé de ce derby ?
    Je l’ai regardé bien sûr car je reste un grand supporter des Verts. Sainté fait globalement un bon début de saison mais certains matches, notamment celui à Lyon, me laisse des regrets. On a dominé la première mi-temps mais on n’a pas su convertir nos occasions. C’est vraiment dommage car tu sais que tu es à Lyon, que mine de rien il y a en face une équipe qui a de l’expérience et de très bons joueurs offensivement. Si tu ne marques pas contre une équipe comme ça alors que t’as les occases pour le faire en première mi-temps, souvent ça finit mal. J’ai dit à mon collègue à la mi-temps : « on va prendre la foudre en deuxième. » Les faits m’ont hélas donné raison, les vingt premières minutes après la pause ont été très compliquées. Lyon gagne de la tête sur son seul tir cadré, ça fait rager. Les Verts ont fait une belle première mi-temps mais ça a péché à la finition. Dans ces matches importants où ça se joue à l’arraché, il nous manque ce grain de folie. Tain, cette première mi-temps, on a pressé Lyon, on a gardé le ballon, on a fait forte impression. C’est dans ces moments-là qu’il faut marquer !

    Pourquoi on n’arrive pas à être tueurs dans les grands matches et à faire des résultats contre les gros ? C’est dû à un manque de qualités des joueurs ? Au système mis en place ?
    Nan, nan ! Le système est très bon. Tactiquement, Gasset a bouffé Lyon en première mi-temps. Il y a de très bons joueurs à Sainté comme Khazri par exemple. Je trouve juste que dans ces gros matches il faut être plus méchant devant le but. Si on doit faire un plat du pied ou une tête, il faut transpercer le ballon. L’envie doit être multipliée par deux pour la mettre au fond. C’est vrai que Lopes a fait de beaux arrêts mais la tête de l’épaule de Debuchy… Si on rentre plus dans le ballon, il rentre. Je trouve qu’il nous manque de l’agressivité offensive. Sur le corner de Lyon, Denayer a mis un coup de boule rageur, c’est ce qui nous a manqué. On n’a pas su le faire alors qu’on a eu des occases. On a les qualités pour retrouver l’Europe mais pour y parvenir, ce serait bien de prendre des points contre des concurrents directs. On a perdu à Lille, on a perdu à Lyon. J’espère qu’on ne perdra pas contre Marseille le 9 décembre prochain dans le Chaudron…

    Ces trois clubs sont nos seuls concurrents, le QSG étant hors concours et Monaco trop décroché pour rêver ?
    Nos concurrents directs seront Marseille, Nice, Lille et Montpellier. Peut-être qu’une ou deux autres équipes vont s’inviter à la fête. Je pense que Lyon va finir deuxième. Certes, on n’a que quatre points de retard sur les Lyonnais. Mais même s’ils n’ont pas forcément été très convaincants dans le jeu vendredi dernier, je pense qu’ils vont vraiment se lancer. Ils ont une très belle équipe, supérieure sur le papier. Quand tu joues contre un concurrent direct, il faut essayer de ne pas perdre à l’extérieur et de gagner à domicile. Sainté aura son mot à dire car on se rend compte que chaque équipe a des bonnes séries et des passages plus délicats. Lille n’a pris qu’un point sur les trois derniers matches, Montpellier vient d’enchaîner une défaite et un nul… La course à l’Europe s’annonce très ouverte.

    Quels sont les points forts et les points faibles de l’ASSE ?
    Je trouve que l’équipe est vachement équilibrée, plus que la saison dernière, grâce à la venue de Khazri. Ruffier est toujours un super gardien, derrière il y a des joueurs d’expérience comme Debuchy, Kolo, Subotic et Loïc, qui est hélas blessé mais qui va revenir en forme pour la deuxième partie de saison. Je trouve que M’Vila est très influent au milieu de terrain, il a un gros volume de jeu et gère très bien le relais entre la défense et l’attaque. Dans ce secteur de jeu, Selnaes apporte beaucoup avec sa patte gauche, il est un peu en soutien des attaquants. Tous les deux sont complémentaires, je trouve qu’ils forment vraiment une belle doublette. Khazri sait aussi bien marquer que délivrer des passes décisives. Diony est revenu avec une autre confiance…

    Que trouves-tu perfectible dans le jeu stéphanois ?
    J’aimerais que Cabella et Hamouma montent en puissance et haussent leur niveau de jeu. Je trouve qu’on n’a pas retrouvé le Cabella de l’année dernière. Hamouma est aussi un très bon joueur qui pourrait apporter plus. Si ces deux-là amènent leur fougue, leur technique, leur percussion, Sainté fera encore plus mal offensivement. J’ai trouvé que Cabella avait un peu joué avec le frein à main contre Lyon. Il avait du mal à percuter. Si Cabella pouvait épauler un peu plus Khazri, ce dernier pourrait davantage se focaliser sur le poste d’avant-centre auquel on le fait jouer. On sent que leur association reste très perfectible. On voit que Khazri est obligé de redescendre, il ne rechigne pas à le faire d’autant plus que c’est un très bon manieur de ballon. Mais si autour de lui des joueurs comme Cabella font le boulot, Khazri pourra plus se concentrer sur son travail devant le but. Il sera moins fatigué au moment de conclure car il fera moins d’efforts dans la préparation des actions.

    Faut-il faire tourner contre les Crocos mardi pour mieux voler dans les plumes des Canaris vendredi ?
    Je ne suis pas le mieux placé pour le dire. Jean-Louis Gasset a manifestement décidé de faire souffler Mathieu Debuchy et Loïs Diony pour ce match. Il a également fait appel à de nombreux jeunes dans le groupe. Je pense que l’équipe qui jouera à Nîmes sera forcément remaniée par rapport à celle qui a joué le derby. Mais il ne faut pas s’attendre à ce que l’équipe soit intégralement changée, je pense que trois ou quatre changements suffiront pour garder un certain équilibre. L’entraîneur va donner du temps à certains joueurs, en faire reposer d’autres qui ont pas mal galopé ces derniers temps. Mais l’équipe ne doit pas en pâtir, l’objectif est de décrocher la qualification pour les huitièmes de finale. Il faut jouer cette compétition à fond car c’est celle qui offre le plus de chances de gagner un trophée. Ce serait beau d’aller chercher une coupe comme en 2013.

    Ton prono pour ce 16e de finale à Nîmes ?
    Je vois bien un grand 1-0 pour... évidemment les Verts ! But de Khazri, l’homme en forme. Encore que… Ces derniers temps, il se tient de temps en temps la cuisse. Il faut faire attention car il a beaucoup joué. Juste avant le derby, il a joué intégralement deux matches avec la Tunisie. Comme c’est notre attaquant vedette, il faudrait peut-être le ménager un peu. Peut-être qu’il débutera sur le banc aux Costières et que Beric jouera… Allez, on va dire que c’est Cabella qui va marquer le but de la qualif. L’ancien Montpellierain va marquer à Nîmes, comme il l’a fait en championnat !
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    Re: EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

    Message par Admin le Ven 7 Déc - 14:06

    ENTRETIEN - Libre après une saison à Niort, Zié Diabaté est "prêt à rebondir"


    Diabaté sous le maillot croco

    Libre de tout contrat depuis l'été dernier, le latéral ivoirien Zié Diabaté garde la forme avec la réserve de Niort en attendant un nouveau challenge.

    C'est avec la réserve de Niort, où il jouait en Ligue 2 la saison dernière, que Zié Diabaté (29 ans) garde la forme. Passé par Nîmes, le Standard de Liège, ou encore Dijon en Ligue 1, le latéral gauche ivoirien se retrouve sans club depuis l'été dernier. Une période difficile qu'il traverse avec l'envie de rebondir rapidement.

    Comment vivez-vous cette période souvent redoutée par les joueurs de foot ?
    Zié Diabaté : C'est comme si le rythme s'était cassé, mais je garde l'espoir et la tête haute. Aujourd'hui, je passe un moment sans emploi. C'est comme ça. Je continue à m'entraîner, je me maintiens en forme, avec la volonté intacte de mieux rebondir.

    La saison passée, vous avez disputé 14 matches avec Niort. Vous comptez 80 matches de Ligue 2 et 14 matches de Ligue 1. Pourquoi êtes-vous toujours sans club aujourd'hui ?
    C'est difficile de s'exprimer là-dessus parce que chacun fait son bilan, et chacun fait ses choix. Si je suis sans club aujourd'hui, c'est que ça devait sûrement arriver un jour. Niort n'a pas souhaité me garder. Moi, je souhaitais prolonger ou trouver un autre challenge. En plus de ça, je n'étais pas très bien pendant un moment. Mon fils a eu un gros problème de santé. Mais maintenant, ça va mieux et je repars sur de bonnes bases.


    Quel a été votre état d'esprit tout au long du mercato estival ?
    J'ai rejoint l'UNFP, qui est une très, très belle famille. Là-bas, justement, j'ai forgé mon état d'esprit. En partant, j'étais motivé à tout donner, même s'il fallait attendre cet hiver pour trouver un club. Aujourd'hui, je ne baisse pas les bras. Je travaille dur pour revenir encore plus fort, et je pense que le prochain mercato sera le bon.

    La grosse crainte pour vous, c'est sûrement que cette période dure encore.
    Oui, c'est sûr. D'autant que moins je joue, plus ça complique les choses, donc le plus important c'est de vite retrouver quelque chose.

    Des clubs vous ont-ils approché l'été dernier ?
    En France, non. À l'étranger, j'avais des pistes, mais rien de concret aussi.

    Comment arrivez-vous à garder la forme ?
    Je m'entraîne avec la réserve de Niort. Le président Karim Fradin m'a offert la possibilité de garder le rythme. Je m'entraîne tous les jours. Je fais toutes les séances du lundi au vendredi, et je remercie le club pour cette main tendue, comme je remercie l'agence PlayEleven, qui s'occupe de moi depuis peu. Je veux leur rendre cette confiance.

    La situation est cocasse puisque vous n'avez pas été conservé par Niort, mais le club accepte de vous accueillir à l'entraînement.
    C'est vrai que ça peut paraître bizarre, mais c'est un choix qui dépasse le cadre du sport. Karim Fradin a un côté humain. Aujourd'hui, même s'il ne m'a pas gardé, il m'aide. C'est quelqu'un de bien, qui fait beaucoup pour moi.

    Avec ces entraînements, vous avez donc les jambes pour rebondir.
    Bien sûr. Je suis prêt.


    Source : Goal

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    Re: EX CROCOS : QUE SONT-ILS DEVENUS ?

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